apprendre à s'écouter

Voilà; nous sommes samedi, le petit coup de propre donné dans la maison -petit parce que...pas le courage de plus, vous verrez pourquoi- les draps changés, qui fleurent bon la lessive et l'envie maintenant de raconter l'aventure dans laquelle je suis plongée.

Samedi dernier, j'étais à Paris pour animer l'un de mes ateliers. Une amie me prêtait une salle de réunion et je lui rendais visite juste avant. Tout roulait...plaisir de mon métier, rencontres délicieuses de personnes venues à moi grâce à la planète blog, le bonheur quoi!

L'amie en question, que je connais depuis longtemps et en qui j'ai toute confiance, me demande un petit service: pour des raisons de mouvements bancaires qui ne me regardent pas, elle me demande de lui faire deux chèques de sommes très importantes contre un chèque à elle du montant de la globalité. Je tords un peu du nez, mais refoule vite fait ce que je prends pour une méfiance indigne de l'amitié, et lui demande de ne pas toucher mes chèques tant que le sien n'est pas sur mon compte, sachant que je ne pourrais l'envoyer à ma banque que le lundi. "Bien sûr" dit-elle, "ne te fais aucun souci". Pourquoi m'en ferais-je d'ailleurs? Sa société semble bien marcher, elle vit sur un pied confortable...bref, tout va bien.

Lundi, comme prévu, j'envoie le chèque et mardi, comme je m'y attendais, la banque m'interpelle car mon compte n'est pas provisionné pour faire face à une telle somme. "Ne vous inquiétez pas, répliquais-je, vous aurez demain matin au plus tard, le chèque d'échange.". Le lendemain, mercredi, coup de fil de ma conseillaire bancaire. "Alors, ça y est, vous l'avez reçu?" "Oui, mais j'ai une mauvaise nouvelle. Vu la somme, j'ai appelé sa banque pour être sûr qu'il soit provisionné et il ne l'est pas." Meeeeerde! panique! Appel à l'amie qui me rassure, c'est une question d'heures, tout sera réglé d'ici 17h. Mais rien ne vient... Re-coup de fil: "je te promets, je règle ça demain matin à la première heure." Je commence à fliper, ça sent le roussi, je n'aime pas ça. Evidemment, jeudi matin, rien. Ma banque appelle la sienne plusieurs fois, et il lui est répondu que ce chèque ne sera pas honoré. Et ainsi de suite une grande partie de la et  journée.Vendredi idem, et je passe les promesses de virement, de chèques société, etc...

Sur mon injonction, elle se rend à ma banque avec un chèque de remplacement qu'elle remet à ma conseillère. Celle-ci vérifie la solvabilité de ce 2ème chèque... Niet! re-niet! Mais de qui se moque-t-elle?

De mon côté, je me retrouve avec un découvert monstrueux, et l'interdit bancaire qui se profile à l'horizon. Et puis, surtout, cet horrible sentiment d'avoir été trompée, trahie, manipulée. Dur...

Pour Quoi est-ce que je raconte cela?

Parce que j'ai le choix du regard que je pose sur cet évènement. Si au niveau de notre réalité, je suis effectivement victime d'une escroquerie et d'un abus de confiance caractérisé, je sais au fond de moi qu'une part de moi a créé cette situation et qu'elle est là pour que j'en tire un enseignement.La loi d'attraction fait que nous attirons ce dont nous avons le plus peur, et je sais que j'ai encore des choses à régler avec la manipulation et la trahison.

Je n'ai ni haine ni rancune à son égard, plutôt de la compassion en me disant qu'elle doit aller bien mal et avoir de sacrés problèmes pour en arriver là. En même temps, comprendre n'est pas accepter, et désormais elle ne fait plus partie de ma vie.

De mon côté, j'en suis quitte pour écouter un peu mieux mon intuition: lorsqu'elle m'a demandé ce truc, je ne le sentais qu'à moitié et c'est mon mental qui m'a poussé à obtempérer. Erreur...Je ne rognerai pas sur ma confiance globale envers mes amis et la vie. C'est ma confiance en moi, en ma puissance intérieure qu'exprime mon intuition,  qui nécessite de se développer.

Il serait facile d'en tirer des généralités du genre "on ne peut faire confiance à personne". Plutôt apprendre à me dire plus souvent "tu sais, écoute-toi, car au fond de toi, tu sais."

aie aie aie

Depuis lundi je suis au supplice avec une douleur intercostale droite que les antalgiques soulagent quelques heures mais ne soignent pas. Demain, j'irai chez l'ostéopathe, mais j'ai quand même pu m'apporter un petit mieux en:

  • accueillant et remerciant mon bobo car je sais que c'est ainsi que mon corps me parle pour me faire comprendre ce qui n'est pas venu à la conscience et qui bloque.
  • trouvant la cause psychologique de la mal-à-dit (e).

Hier, j'étais clouée au lit malgré les analgésiques; grâce à ma prise de conscience, j'ai pu aujourd'hui vaquer à la plupart de mes occupations.

Et...et...: ostéopathe + chemin vers soi = guérison!

ce que dit l'émotion

Je connais ma tristesse, elle est liée au sentiment de séparation. Prendre conscience de ce qui ce joue alors, la vieille histoire que je me raconte, à quoi ce qui se passe maintenant me renvoie et qui n'est que du passé, du vent. Accueillir l'étreinte intérieure et les larmes qui pointent le bout de leurs gouttes...

Ce n'est pas la solitude qui me pèse: c'est une vieille amie que j'affectionne car avec elle je ne me sens jamais seule!!!

C'est la séparation, l'éloignement, la perte, le sentiment du bébé qui ne voit plus sa mère et se demande si elle n'a pas disparu pour de bon. Désespoir de l'enfant qui ressurgit du fond de ma mémoire.

Heureusement, tout ce que j'ai appris sert à quelque chose. Je sens bien les tremblements de ma respiration, et mes doigts qui s'agitent pour écrire plus vite. Et je sais d'où ça vient, et où ça ira...C'est réconfortant et cela me permet d'aller déjà mieux.

Chacune de nos émotions nous parle de notre histoire personnelle. Il nous suffit alors de l'écouter, d'entendre ce qu'elle a à nous dire et que souvent, dans notre quotidien pressé, agité, non-pendant, nous oublions. nous pouvons les remercier de nous guider vers nous-mêmes. Et je vous assure que ça soulage!

au centre du feu

Feu Dans mon dernier voyage chamanique, j'étais avec mon guide devant un grand feu et il m'a demandé d'entrer dedans. Confiante en sa grande sagesse, je n'ai pas eu peur et me suis décidée à entrer dans les flammes. C'est alors qu'il m'a dit:

" Reste au centre du feu, là tu ne crains rien. Jeanne d'Arc n'a pas souffert car elle était au centre du feu. Reste au centre du feu, reste droite au centre du feu, reste au centre du feu......"

Quel ce feu auquel je dois me joindre? quelles sont ces flammes au centre desquelles je dois me tenir?

Le chamanisme invite à ne pas interpréter les voyages. Celui-ci semble à la fois si mystérieux et évocateur...Rester au centre du feu, de la vie, rester droit sans crainte, centré, ancré, faire confiance au maître intérieur qui sait mieux que notre ego ce qui est juste et bon. Le corps peut souffrir, le mental peut avoir peur, mais notre être profond est indestructible, aucune flamme ne peut l'atteindre....

entrer dans l'expérience

Que dire des 10 jours passés en compagnie de Richard Moss, 65 autre participants et surtout moi-même?  Par où commencer quand il n'y a vraiment ni début ni fin, hormis le fil rouge de cette retraite: "Qui je suis vraiment commence maintenant."

Entrer dans son corps pour l'habiter consciemment, sentir l'inspir (ation) et l'expir, être en soi pour être avec le monde, dans le monde, du monde. Ne pas essayer d'atteindre, laisser juste venir ce qui est déjà là. Et puis soudain ne plus faire qu'un avec tout ce qui vit, dedans et dehors. Être l'oiseau qui s'agrippe à la paroi d'un mur avant de s'envoler vers la plu haute branche d'un jeune arbre encore frêle; être le chat à l'affût entre les hautes tiges de cigües, être la feuille qui danse et le brin d'herbe souple; sentir la gratitude envahir tout l'espace et immerger tout l'être: merci à la vie, à ceux qui m'ont aimée et ceux qui ne m'ont pas aimée, merci à ceux qui m'ont précédée et ceux qui me suivront, merci à moi-même d'être là, juste là, ici, maintenant.

Maintenant. Now. Qui je suis commence maintenant. Parce que hors maintenant, tout se résume aux histoires que nous nous racontons. Je suis: ineffable mystère.

Au bout du compte, ai-je beaucoup appris? Non. Vraiment. C'était, c'est beaucoup plus que cela. Tout ce à quoi je croyais était là. Mais croire suffit-il à notre quiétude? Quand la foi descend au tréfond de l'être, s'incarne jusque dans nos cellules, cela s'appelle, je crois, l'expérience. J'ai fait l'expérience de maintenant. J'ai fait l'expérience de la gratitude infinie. J'ai fait l'expérience de la joie pure. J'ai fait l'expérience de l'amour pur. J'ai fait l'exprience de l'unité parfaite. De brefs instants. Qu'il me reste à multiplier.

Tout fut si intense, difficile d'en dire beaucoup plus pour l'instant. Richard Moss s'est avéré une personne à mon sens exceptionnelle de simplicité, d'humilité, d'intégrité. Pas de bluff, pas de gouroutisme, pas de discours creux, juste une présence forte dont on sent que ce qui est dit est vécu.







de voyage en voyage...

Je pratique presque au quotidien l'art du voyage/rêve chamanique. C'est une discipline au même titre que la méditation, la prière, ou tout autre rituel qui nous connecte avec plus vaste que nous.

La clé des rencontres que j'y fais est de ne pas les interpréter. Des messages me sont donnés auxquels il est tentant de donner une explication. Mon mental bien huilé est ici un obstacle de taille, à tel point qu'il m'arrive de me demander si les images et les paroles que je perçois sont le seuls fruits de mon imagination, projections de mes peurs et mes désirs, ou s'ils viennent de plus profond. Certaines s'imposent de façon si claire, et parfois si incongrues, que la question ne se pose même pas. Ne pas interpréter, laisser la vie répondre à nos questions, sortir des élucubrations pour entrer dans la seule observation de ce qui se passe.

Il y a quelques temps, j'ai recontré Osiris! Dieu sait pourquoi je me retrouvais dans une pyramide, accueillie par le dieu chacal, Anubis. La mythologie égyptienne ne m'a jamais particulièrement passionnée, hors ses grandes lignes aux racines du monde judéo-chrétien. Osiris me dit: " pour l'instant, reste un peu dans le monde du milieu". Le monde du milieu est celui de notre réalité quotidienne. Je ne comprends pas son message. Une incursion dans mes livres me rappelle néanmoins qu'Anubis est celui qui, après la mort, ouvre les yeux et la bouche...serais-je en train de franchior un cap? suivant les recommandations, je choisis d'accueillir le message et finis d'ailleurs par l'oublier. Jusqu'au dernier week-end d'initiation: un travail sur les émotions et la fabrication de mon attrape-rêves me rappellent soudain les paroles d'Osiris et je prends conscience que c'est justement dans ce monde du milieu que j'ai été confrontée à mes limites egotiques. Parbleu! mais c'est géant!

Un autre jour, un aigle qui m'avait emmené dans son nid au sommet d'un pic me demande de sauter. Tétanisée par la peur du vide, je reste debout sur le bord, quand il m'invite à avoir confiance, qu'il me rattrapera. Je me sens sauter, happée par le vide, puis soudainement attrapée par les serres de l'oiseau, qui me dépose au sol. Là, je lui dis que là-haut c'était normal d'avoir peur parce que je ne voyais rien sous la couche de nuages et il m'a répondu: "c'est toi qui a du brouillard dans les yeux." Impressionnant, non?

Un ours est presque toujours là, mon ours, une sorte de gros Baloo protecteur, gai, enjoué. Il est mon compagnon de voyages préféré, qui me connecte à la joie que j'oublie parfois, au rire, à la vie, la danse de la vie.

C'est comme si je me réveillais d'un long sommeil...







l'attrape-rêves

Escargots

Week-end d'initiation chamanique pluvieux, comme si la nature avait décidé d'éprouver notre détermination à vivre avec elle pour le meilleur et pour le pire. Couverture sur le dos, je me suis sentie Sioux au pieds des Rocheuses.

Les voyages proposés se déroulent essentiellement dans le monde du milieu, le nôtre: voir, entendre, ressentir, ce que les oiseaux, la pluie, les cailloux, les feuilles mortes, la mousse, les arbres, ont à nous dire, qui devient de plus en plus clair et plus riche au fur et à mesure que notre attention s'aiguise. C'est une thérapie accélérée: des émotions surgissent, que je croyais maîtrisées depuis longtemps, et me montrent le poids encore lourd de mon ego.

La fabrication d'un attrape-rêves me confronte à ma mésestime de moi-même et mon manque d'humilité subséquent. L'attrape-rêves celtique est différent de celui des Amérindiens. Ce dernier, rond et décoré de plumes, a pour vocation  de se débarrasser des cauchemars de la nuit qui vient de s'écouler. Le nôtre est paré de coquilles d'escargots ramassées sur le sol de nos jardins avant notre arrivée: ils symbolisent la spirale de la vie, évolution et involution. Leur fonction dans l'attrape-rêves est de ralentir la dispersion de nos rêves afin que leur souvenir demeure assez longtemps pour comprendre le message délivré.
Je ne suis pas une manuelle. C'est une croyance, certes. Depuis mon plus jeune âge, j'ai entendu que, gauchère, j'étais forcément maladroite! Mes neurones sont dotés d'un mécanisme relativement bien huilé, mais mes mains ont l'adresse d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je bataille avec les éléments rassemblés pour fabriquer mon attrape-rêves: le résultat piteux me fait honte, l'oeuvre est laide, bancale, je m'énerve, sent des larmes de frustration émerger au bord de ma paupière,abandonne.  Gilles, notre animateur, vient à moi et, bienveillant, m'interroge et conclut: "Au fais comme tu veux, comme tu le sens. A toi de décider si tu te laisses maîtriser par ton émotion ou si c'est toi qui la maîtrise". Pan! touchée! Face à mes limites! Finalement, j'y retournerai, terminerai ma tâche, et accomplirai le rituel qui le rend opérant. Cela n'a l'air de rien, et pourtant j'ai vécu le temps de ce petit épisode le fossé encore existant entre le chemin parcouru et celui qui me reste à faire: école d'humilité, je l'avais dit!

Des expériences magnifiques, aussi! j'y reviendrai...

l'Eldorado?

8 jours à Paris, cela ne m'était pas arrivé depuis mon déménagement il y a 11 mois. Et je rentre éreintée par les odeurs, les embouteillages, les mines renfrognées, la grisaille, le manque d'espace.

J'ai rencontré l'indifférence, la misère qu'on ne voit plus. C'était choquant et en même temps j'ai vu la peur que la détresse peut générer. Les gens qui n'ont pas bougé ne sont pas meilleurs ou pires que les autres; ils sont juste enfermés dans un quotidien sans doute déjà lourd et qui ne laisse plus de place à pire; ils sont menottés par la peur que peut générer la déchéance de l'autre parce qu'elle est accessible à tous.

L'homme que j'ai rencontré sur le trottoirs de Neuilly n'aurait rien voulu de plus qu'un billet de train pour aller voir son petit garçon en Bretagne. J'ai tenté de lui expliquer que pour lui-même et son fils il était essentiel qu'il se retape, que l'eldorado n'est nulle part ailleurs qu'en soi...

Pourquoi l'Eldorado? Parce que j'ai passé trois nuits dans un hôtel presque minable. Sans doute un ancien 3 étoiles qui a perdu sa superbe. Tenu par une famille d'immigrants arméniens parlant à peine français...une autre misère...un autre espoir, d'autres rêves...

Tous ces gens sont le reflet de notre société devenue un miroir aux alouettes...ne sommes-nous pas tous co-créateurs de l'illusion dans laquelle nous vivons? et chacune de ces personnes n'est-elle pas le miroir d'une part de notre être?

J'ai beaucoup appris aussi...

à suivre...




pratique chamanique, bientôt la suite...

Départ demain pour mon deuxième week-end d'initiation chamanique, cette fois uniquement en pleine nature, à moins que les éléments en décident autrement -mais alors vraiment autrement.

Passage initiatique pour moi qui adore la nature...surtout avec mes yeux! beaucoup moins à l'aise avec nos amis les moustiques, guêpes,  araignées, chenilles et autres expressions minuscules et non moins prégnantes du règne animal. Dépasser mes peurs, entrer en communion, écouter encore, regarder mieux, juste sentir tout ce qui vibre dedans et dehors, à l'unisson les uns des autres.

Cette fois, j'aurai un tambour. Pas fabriqué de mes propres mains: cette étape sera pour un peu plus tard car il s'agit en soi d'une véritable initiation: mettre son coeur et son âme dans l'instrument pour qu'il soit habité de  par notre esprit et que nous laissions habiter par le sien; connexion céleste entre tous les règnes et tous les mondes réunis dans la vibration unique et intemporelle.

Retour sur la planète blog prévue dimanche soir ou lundi.  Cette fois, je ne pars plus seule: ours, aigle, loup, bison, chauve-souris, et mêmes des oies sauvages m'accompagnent. Ils sont en moi, qui flèchent la route jusqu'à l'infini de mon être..............................................................

quand la vie nous appelle

Depuis quelques temps, la vie m'invite à de drôles de flashbacks. D'anciens amis reprennent contact avec moi, surgis du lointain de mon enfance, de mon adolescence, et de mes vingt ans. Une amie belge, rencontrée en suisse quand j'avais neuf ans, retrouve ma trace sur internet et refait surface; puis une cousine très chère, perdue de vue depuis 30 ans qu'elle vivait aux USA, laisse un message sur mon portable; une copine de classe m'envoie un mail et fait remonter les souvenirs de classes. Et ça continue...

La première fois, je suis simplement amusée et ravie; la seconde, je suis surprise par la  coïncidence; la troisième, je commence à m'interroger: que me propose la vie? Je décide de ne pas me triturer l'esprit et plutôt de laisser faire. Mais bien vite, ça recommence, comme si j'étais invitée à reprendre le cours de ma vie là où une part de moi-même l'avait laissé, vers 23 ans. Pourtant, me dis-je, je ne renie rien, bien au contraire.

Une fort longue conversation avec un ami cher, thérapeute malgré lui, me conduit à me replonger dans mes ressentis de jeune adulte, mes enthousiasmes, mes élans poétiques.La discussion me laisse remuée, émue, troublée. 

Avant de m'endormir hier soir, je décide donc une plongée rapide dans mon inconscient, et pars à la rencontre d'un guide. C'est un ange qui se manifeste, pour me dire simplement: "Va, tout reste à faire." J'aurais douté si je n'avais entendu quelques secondes plus tard à la radio un jeune dire: "Tout me reste à faire".

A l'écoute de la vie, nous constatons combien tout a un sens.Je ne sais pas encore  ce que je vais faire de tout ça, mais je sais que je suis invitée à me réveiller d'un sommeil dont je n'ai pas encore vraiment conscience. 

Je me sens appelée. A quoi? je n'en suis pas encore bien sûre...alors, je continue d'écouter, de regarder. Je sais combien la Dame est capable d'en mettre des couches et des couches quand nous ne voulons pas voir...et j'ai confiance qu'un jour ou l'autre, tout à l'heure, demain ou plus tard, les choses deviendront claires.