le sourire de l'ange

Ange Depuis lundi, j'ai donc une nouvelle petite fille, Blanche, venue rejoindre les 7 autres nains de sa fratrie. Une petite Bélier que j'ai vu, trois heures après son arrivée, les yeux froncés de colère et de combativité. Elle hurlait lorsque j'ai prise dans mes bras, et c'est alors que je lui  ai parlé, aussi doucement que l'on peut le faire quand on s'adresse à un nouveau-né:

"Bravo, petite fille chérie, bravo d'être arrivée ici, de ton choix de la vie humaine, de tout ce chemin jusqu'ici et de cette difficile traversée qu'est la naissance. Bienvenue, sois tranquille, tu peux t'apaiser, petite âme, tout est bien, tu ne manqueras de rien."

Vous auriez dû voir ses yeux tenter péniblement de s'ouvrir, combien elle était attentive, puis ses cris cesser immédiatement. Elle s'est endormie dans mes bras, comme ça, dans un sourire, et je suis sûre qu'il était bien plus qu'un automatisme: le sourire de l'ange....

Atelier Avril

Dans le cadre des ateliers "Eveil de l'Être", "Vivre nos choix" se tiendra les 19/20 Avril prochains, à côté d'Orléans.

Pour en savoir plus, c'est sur le site de l'Association Amplitude .


 Vivre nos choix


  Nous sommes parfois bloqués et dirigés par nos croyances et les émotions qu’elles entraînent : croyances sur nous-même, sur les autres, sur le passé et le futur. Dans cet atelier, vous apprendrez à vous libérer de ces prisons souvent invisibles afin de profiter pleinement de votre vie.


Soyez les bienvenus...

Happy Easter/Joyeuses Pâques

Je ne sais pas....mais oui...

Faut-il avoir un avis sur le calvaire et la mort de Madame Sébire, cette femme au visage déformé par la maladie qui réclamait le droit à la mort assistée pour mettre fin à ses souffrances physiques et morales?

J'ai toujours pensé qu'il était important de vivre jusqu'au bout de la vie, convaincue, à l'instar Elisabeth Kübler-Ross à la fin sa vie, que tout ici est apprentissage et enseignements, même si la dernière leçon est la plus difficile. Mais puisque je suis ici, en bonne santé, en train d'écrire, c'est donc que je n'ai pas été personnellement confrontée à cette question. Ni aucun de mes très proches. Dès lors, je m'interdis tout jugement.

Le cas de Madame Sébire m'a évidemment beaucoup touchée. Comme celui de tous les anonymes qui réclament le droit à une mort assistée.

Sincèrement, je n'ai pas d'avis. Je comprends et suis incapable de prendre position. Car si je crois au droit de chacun de disposer de sa vie, si je sais l'hypocrisie qui consiste à taire toutes les euthanasies muettes, si je trouve inutile et cruel l'acharnement thérapeutique, je crains en même temps toutes les dérives potentielles et crois aux "vertus" d'une vie vécue jusqu'à son terme naturel. 

Je ne sais pas comment je réagirais dans de telles circonstances. Je me souviens avoir prié, dans les derniers instants douloureux de mon père, pour que cesse son agonie et qu'il parte. Je crois profondément qu'une partie intime de nous choisit l'instant de ce départ et ses circonstances. Le corps et l'ego s'inclinent alors devant le choix de l'âme.

Les défenseurs de l'euthanasie parlent du droit à une mort digne. Mais qu'est-ce que la dignité?

Légiférer? Ne pas légiférer? Ne pas condamner les médecins appelés à l'aide? Fermer les yeux? Certes, il est incohérent d'autoriser l'avortement et pas l'euthanasie. C'est toujours une vie dont il s'agit...et l'incohérence est d'autant plus grande que dans un cas on ne demande pas son avis à l'intéressé et dans l'autre on le lui refuse...

Madame Sébire est morte. Le procureur a exigé une autopsie. Etait-ce vraiment utile? De quoi la loi veut-elle se protéger? que veut-elle prouver? Madame Sébire s'est fait l'emblème du droit à mourir par choix quand rien ne l'empêchait d'avaler un tube de barbituriques qu'aucun médecin ne lui aurait refusé. Avait-elle raison ou tort, peu importe. Madame Sébire est partie, paix à son âme, point.

Je ne sais pas, je ne sais pas.....et en même temps, à l'heure où j'écris, je me dis que la Liberté est une valeur fondamentale, et que celle de vivre ou mourir est sûrement l'ultime choix qui nous est proposé chaque jour. Je ne sais, j'hésite, j'ai envie de dire oui, tout de suite suivi d'une nouvelle hésitation, reflet sans doute de ma propre peur de la mort, même si je la croyais dépassée. Et le débat est sans doute faussée par notre peur à tous, si bien illustrée par une société qui la tait, la dissimule, la fuit en faisant comme si elle n'existait pas.

Je ne sais pas, j'hésite de moins en moins....Qu'est-ce qui me donne le droit de décider pour l'autre?

Chsinger_Christiane Singer, dans son bouleversant dernier ouvrage, raconte jusqu'au bout de ses forces, sa traversée de la maladie juste avant de mourir et l'on sent, la lisant, le passage initiatique que représentent ses derniers mois de vie. Ce n'est pas seulement un livre triste, c'est aussi un témoignage d'espoir, d'amour, et de Vie. C'était son choix, qui peut ne pas être celui de tout le monde.

Alors...je ne sais pas...Mais Oui, que chacun puisse faire comme il l'entend, au tréfonds de lui-même.


Tibet - l'histoire d'une tragédie

 

Tibet - l'hisoire d'une tragédie
Vidéo envoyée par elsaesser

Sans commentaires...

AMAP

Amap

AMAP: Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne. En d'autres termes, il s'agit de groupes de personnes qui s'engagent auprès de paysans, en général des maraîchers, pour leur acheter d'avance leur production. En échange, le maraîcher s'engage à fournir chaque semaine un panier de fruits et légumes de saison de haut qualité, souvent bio. Mais il peut y avoir aussi des oeufs, de la viande, des fleurs, etc...

Directement du producteur au consommateur...

Dans mon coin, les AMAP commencent à fleurir et je suis en train de m'inscrire à l'une d'elles qui verra le jour au printemps. Une garantie pour moi de manger sain et de contribuer au bien de la communauté; une garantie pour eux de survie face à la grande distribution.

Il est important de préciser que les AMAP n'existent pas qu'à la campagne, mais aussi aux abords des grandes villes. Apparemment, elles se sont multipliées autour de Paris, Lyon et autres grandes agglomérations, même en proche banlieue.

Vous souhaitez en savoir plus? c'est

du vieux chien

Mon vieux chien décline rapidement et je sens approcher le moment de prendre une décision. Pourtant, elle me paraît impossible et je me sens incapable de m'arroger le droit de vie ou de mort sur notre compagnon. Je sais ma capacité d'anthropomorphisme et m'efforce de ne pas lui prêter mes propres sentiments. En même temps, ses yeux me parlent presque aussi bien que ne le ferait une bouche: j'y vois sa souffrance, physique et morale.

Rebelle à tout traitement, ses problèmes articulaires rendent sa marche, sans parler de la montée des escaliers, de plus en plus difficile et douloureuse. Il perd parfois l'équilibre, dérape, tombe. Atteint de SDC (syndrôme du disfonctionnement cognitif), en d'autres termes d'un début de sénilité, il hurle dès qu'il est seul, ou se croit seul; en effet, je peux être dans la même pièce et qu'il me tourne le dos: il commence alors à aboyer en continu. Il dort beaucoup dans la journée et peut passer une partie de la nuit à tourner en rond, quand il ne se met pas à aboyer; ainsi j'ai déjà passé deux nuits à le veiller, et je ne compte plus mes réveils au petit matin. Enfin, un souffle au coeur a été récemment détecté par le vétérinaire.

Bref...jusqu'où aller? jusqu'où ne pas aller? Si les animaux ont une âme, et je le crois, elle a choisi de s'incarner dans un corps animal, à la merci de l'humain. Cela me donne-t-il tous les droits? Est-il de ma responsabilité d'humain d'abréger ses souffrances et à partir de quel degré? Ou bien me revient-il de l'accompagner jusqu'au bout, coûte que coûte, et quel qu'en soit le prix à payer pour lui et pour moi?

Il m'arrive de fuir la question. Il m'arrive aussi de me dire que la vie devient parfois impossible et de ne plus en pouvoir de l'entendre aboyer dès que j'ai le dos tourné. Et puis il m'arrive d'avoir envie de le prendre dans mes bras pour le câliner et lui demander que faire (mais prendre un labrador dans les bras, ce n'est pas évident!).

Je n'attends de réponse de personne, il s'agit ici d'un partage sur le questionnement qui me ronge désormais presque chaque jour.

des farines animales

Je viens de recevoir le lien ci-dessous, vers un article du Figaro édifiant!

C'est là: qui veut le retour des farines animales?

d'invective en insulte....

Puisque c'est d'actualité, parlons de réaction...

Le Président de la République, invectivé au Salon de l'Agriculture, retourne l'insulte avec l'impulsivité qu'on lui connait.

Il n'est pas question ici d'entrer dans une xième polémique sur Nicolas Sarkozy, mais plutôt de tenter de déchiffrer un comportement répétitif, qui le pousse à dire tout et son contraire au gré de ses impulsions.

J'ai voté pour lui, et aujourd'hui, bien que je ne défende pas son comportement, j'assume mon choix. J'entends par là que, plutôt que de me repentir de mon choix, je tâche de regarder en moi ce qui m'a poussé à voter pour lui. Car j'ai la profonde conviction que nous avons élu un homme à l'image de notre société et donc, de qui nous sommes.

L'incident actuel en est un bon exemple: au delà du fait que l'on s'attendrait à un autre comportement compte tenu de la fonction qu'il occupe, il me paraît plus utile de regarder à quoi ce même comportement nous renvoie. Parce que justement il est Président, sa réaction nous paraît énoooorme, et je dirais qu'elle est surtout plus visible. Elle est donc une bonne opportunité d'ouvrir nos yeux..sur nous-mêmes.

Les conflits d'adultes sont toujours des conflits d'enfants! Ils nous renvoient à nos blessures les plus anciennes et les plus intimes et parce que nous n'en avons pas conscience, nous entrons en réaction. Le Président en est sûrement un bon exemple....

ça ne vous rappelle pas un autre incident?......

Zidane





apprentis sorciers

Après les fécondations in vitro, les transferts d'embryons, les inséminations presque systématiques des vaches afin de multiplier la production de viande et de lait, on veut maintenant nous faire manger de la viande d'animaux clônés.

Evidemment, je n'ai rien contre les fécondations assistées lorsqu'il s'agit de pallier à l'infertilité ou la stérilité.
J'ai moi-même eu recours à la science -sans succès- au début des années 80.

Mais la course à la productivité est un tout autre problème. J'ai lu et entendu pas mal d'énormités à ce sujet,et la plus absurde, la plus cynique même, étant que la production de viande et de lait issus d'animaux clônés pourrait être une solution à la faim dans le monde! Produire de plus en plus dans les pays dits du nord permet-il de nourrir ceux du sud?

D'après un rapport du WWF datant de la fin du siècle dernier, il faudrait, au rythme de notre croissance, deux planètes et demi pour nourrir l'humanité. Dans le même temps, nous savons le gâchis que nous faisons de la nourriture, les tonnes de lait et de céréales jetés pour faire fonctionner le commerce international.

La terre est bonne mère et il y a assez pour tous. Suffisamment pour nourrir tout le monde. Cependant nous ne résoudrons pas le problème de la faim en faisant l'aumône, mais bien plutôt par le transfert de technologies. Quelles technologies? Je ne crois pas que les OGM et le clônage soit the solution! Apprendre à pêcher plutôt qu'offrir des tonnes de poissons identiques...