L'essentiel est le chemin, pas la destination. Bien sûr, nous pouvons avoir des buts, et quoi que nous fassions ou pensions, nous sommes toujours, absolument toujours, en chemin. Le problème vient que nous sommes presque exclusivement centrés sur le but, le futur, l'après, le résultat.
La vie est LE chemin. Chaque instant nous conduit au suivant, inéluctablement. Mais nous pensons au suivant, nous pensons à l'avenir, et à la mort, qui nous paralyse et sur laquelle nous fondons les espoirs les plus fous. Aujourd'hui est difficile, je porte ma croix, mais après, après, il y a le Paradis. Si je me conduis bien. Alors, nous ne comportons pas "bien" pour maintenant, pour l'autre, mais pour un vague espoir d'être "rachetés", demain.
Le paradis est ici, l'enfer aussi. Parce que nous ne voyons pas le chemin sur lequel nous sommes, nous ne voyons même pas que nous sommes en chemin. Parfois nous voulons nous approcher de la sainteté, et nous ne sommes que de bons élèves qui ont bien appris leurs leçons. A quoi servent mes prières si elles n'ouvrent pas mon coeur? Ouvrir son coeur n'est pas l'ouvrir à Dieu mais à l'autre, car ne voir Dieu que dans l'invisible me semble une profonde bévue. "Ce que vous ferez au plus petit des miens c'est à moi que le ferez". Quand voyons-nous Dieu en l'autre?
C'est le chemin. L'attention permanente que nous portons à tout ce qui vit, et Cela qui vit en chacun et chaque chose. Instant après instant. Et d'abord l'instant de maintenant.





Rédigé par : Etre Humain de la Planete Terre | 16/01/2012 à 11:19
Rédigé par : Etre Humain de la Planete Terre | 16/01/2012 à 11:18
Rédigé par : Isabelle à Pascal | 16/01/2012 à 10:51
Rédigé par : Pascal | 16/01/2012 à 10:10