J'étais aux obsèques d'un ami dans une célèbre et magnifique cathédrale du sud-ouest. C'était une messe catholique et je connaissais bien le rite,que je suivais avec ferveur. Je récitais les prières, répondais aux prêtre comme si mon chemin n'avait rien changé à mes appartenances d'origine. Soudain je réalisais que j'aurais pu vivre la même communion dans une synagogue, une mosquée, un temple bouddhiste ou protestant. Les mots n'avaient aucune importance ou plutôt ils pouvaient s'accorder à toute croyance pour peu qu'elle vint du coeur. Au moment de la communion,le prêtre rappelait qu'il s'agissait là d'un acte de foi, souhaitant peut-être inviter les personnes présentes à y participer par conviction. J'ai communié. Parce que je communiais de toute mon âme au mystère du divin, de la mort, de la vie, de Cela qui faisait que tous réunis au nom de l' Indicible et de l' incarné, du Père et du fils, et de l' Esprit, de Lui et de Je qui sont à la fois le même et différents, parce que tous réunis donc nous rendions Sa Présence presque tangible. Chaque prière, d' où qu'elle vienne et quels que soient ses mots, peut devenir prière universelle. C' était le magnifique cadeau que j' ai reçu aujourd'hui.





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