Une pensée pour tous ces jeunes, de tous les temps et encore aujourd'hui, dont la vie est arrachée par les bombes. Certains l'ont donnée, leur vie, à d'autres on l'a prise.
Nous vivons dans un pays en paix. Enfin, qui a les apparences de la paix. Pas de bombes, pas de fusillades. Mais au fond de chacun, est-ce bien la paix qui règne? Conflits familiaux, régionaux, nationaux, internationaux, ils trouvent tous leur origine dans les guerres que nous menons, chacun, au coeur de notre être. Parce que nous grandissons avec un sentiment d'insuffisance qu'il nous faut sans cesse combler, nous nous emplissons de rancoeur et de toute-puissance pour nous donner l'importance que nous ne croyons pas être.
Bien sûr, la réalité est là: les attentats, les tours qui tombent, les exécutions sommaires, les attaques et les stratégies de défense, qui créent les champs de ruine que nous voyons à la télévision et dans les journaux. Les états se battent pour maintenir un équilibre fragile.
Se battent... Qui ne se bat contre ceci ou cela? Tant que nous nous battrons, et tant que ce sera contre quelque chose, nous génèrerons le conflit. Plutôt que de nous battre contre la guerre, contre la peine de mort, contre l'avortement, contre la faim, etc etc..., militons pour toutes ces causes, créons plutôt que détruisons.
J'ai déjà évoqué ce sujet, j'y reviens parce qu'il me paraît essentiel. J'ai la croyance que la paix générale ne viendra que de celle que nous trouverons individuellement en chacun de nous. Et les petits ruissaux devenant des fleuves, c'est l'addition de toutes ces consciences qui permettra au monde de basculer vers plus de vie. Car le tout est toujours plus grand que la somme de ses parties.
Nous n'avons pas encore compris que ce n'est pas de l'ensemble vers l'individu que les choses peuvent évoluer mais plutôt de l'individu vers l'ensemble. Nous attendons que le changement vienne des états, et plus généralement de l'extérieur, mais c'est du coeur de chacun de nous que naît la transformation.
Que les commémorations nous rappelle à notre responsabilité individuelle, pour le meilleur de chacun et de tous!





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