Lorsqu'on se met en chemin, lorsqu'on démarre un nouvel apprentissage, lorsqu'on crée du nouveau, il est important au départ d'avoir un modèle, un guide, un enseignant. Non pas parce qu'il possède un pouvoir, mais simplement parce qu'il a fait le même chemin avant. Il connaît les virages, les ornières, le paysage. Cela ne lui donne pas une supériorité, mais de l'avance.
Il est important, à un moment donné, de pouvoir s'affranchir de sa guidance pour ouvrir son propre chemin. En accouchant de notre propre forme, nous donnons naissance à une création plutôt qu'à une imitation.
Nous le savons bien en ce qui concerne les artistes, et l'oublions quand il s'agit de nous-mêmes, de notre vie. Quel que soit le terrain sur lequel nous nous engageons, personne ne peut ressentir à notre place ce qui est véritablement juste et bon pour nous. Personne n'est dans nos chaussures ni dans notre corps. D'abord, nous suivons les instructions du "maître", puis nous trouvons notre propre souffle, notre propre rythme, nos propres modalités.
Car chaque création est unique, chaque chemin est unique, comme chacun de nous l'est.
Puis, un jour, à notre tour, nous devenons enseignant. De nos enfants ou d'un public plus large. Demanderons-nous à nos enfants d'être dans nos pas ou dans les leurs? D'être sur notre chemin ou sur le leur? Et comment accepter que leur chemin soit différent si nous-mêmes n'avons su nous affranchir de celui de nos parents? Il ne s'agit pas de s'opposer, mais de trouver, enrichi de ce qui nous a été enseigné, notre propre voie.





Rédigé par: Isabelle à Françoise | 06/11/2009 à 08:40
Rédigé par: francoise mondet-kauffmann | 05/11/2009 à 20:39