Du 1er jour de notre vie au dernier souffle, tout est relation. Avec soi, les autres, la nature, les animaux, Dieu, tout. Sujet et objet. Il ne s'agit pas de désirer "être en relation", nous le sommes de facto. Nous pouvons refuser, nier, couper la relation, elle existe quand même.
C'est un fil, un pont qui nous relie à tout, à commencer par nous-mêmes. De la relation que nous entretenons avec nous-mêmes vont dépendre toutes les autres. Chaque individu qui entre dans notre vie, chaque évènement, survient pour nous montrer où nous en sommes et quel est le chemin à suivre. Savoir cela, c'est ouvrir sa conscience, s'éveiller à qui je suis et comment je peux avancer. C'est assumer ma responsabilité. Si la relation est difficile, j'ai toujours la possibilité de penser que l'autre est la source de cette difficulté, ou bien je peux choisir de regarder, non seulement ce qu'il me renvoie, mais ce qui fait que j'ai attiré cette relation dans ma vie. Pour Quoi ai-je croisé celui-ci ou celle-là, ceci ou cela?
En amont de toute relation avec l'extérieur se trouve la relation à nous-mêmes, et c'est celle-là qu'il nous revient d'abord d'entretenir, de soigner, d'approfondir, d'aimer. Ce n'est pas de l'égoïsme, c'est au contraire la voie qui nous conduit à l'autre, afin de lui offrir le meilleur de soi.
La relation à soi se développe dans le silence et le calme des instants que nous acceptons de nous donner chaque jour. Il n"y a pas de miracle. Nous sommes sans arrêt, du lever au coucher, en action et en relation avec l'extérieur. Nous tâchons d'être présents à l'autre, à nous, à ce que nous pensons, disons, faisons. Mais dans la cacophonie qui nous entoure et celle qui nous encombre du dedans, il est bien difficile d'être attentif. L'attention est un muscle qui se développe. C'est à la portée de tous. Bien sûr cela demande entraînement, patience, persévérance. Et ça marche!
Les bénéfices de cette démarche d'apaisement ne sont pas ésotériques. Ils sont palpables: moins de stress, plus d'empathie, plus d'amour.





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