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Mais bon !
Vidéo envoyée par chezmakali
le chanteur c'est Barnabé, fils de...Isabelle Adjani et Bruno Nuytten. Moi j'aime bien!
Lorsque j'ai fêté il y a deux jours ma première année sans cigarettes, il m'a été demandé comment j'avais fait.
Je vais m'expliquer, en remontant à des années en arrière. Depuis quasiment 30 ans, j'ai souhaité m'arrêter, et mes tentatives ont été nombreuses, plus ou moins fructueuses. En Janvier 1991, après une soirée bien arrosée, quasiment un paquet de cigarettes descendu, et au réveil le crâne coincé dans un étau, j'ai stoppé pendant presque...11 ans! A l'époque, j'ai machonné de la nicorette pendant deux ans. J'avais arrêté un peu pour moi, un peu pour faire plaisir à mon mari, un peu pour me prouver que je n'étais pas aboulique. Et je me disais toujours qu'un jour je refumerais...ce qui n'a pas manqué.
Depuis 2001, je me suis arrêté presque tous les ans, entre 4 et 8 mois chaque fois. En 2005, l'arrêt le plus long, j'ai arrêté comme cette fois-ci, en me préparant de longue date. J'ai craqué lorsque mon fils a été hospitalisé pendant deux mois.
Cette fois, je crois tenir le bon bout mais n'ai aucune certitude. Je ne me dis jamais que j'ai arrêté pour toujours (mais pas comme en 91 que je refumerai un jour ou l'autre), ce qui est un point essentiel sur lequel je reviendrai. Je mâche de la nicorette parce que c'est le moyen le plus facile pour moi et je pense qu'il n'y a pas de solution miracle, il convient à chacun de reconnaître ses fonctionnements pour trouver, le cas échéant, la bonne méthode. Pour ma part, je sais aujourd'hui que la cigarette n'est qu'un substitut à mon besoin oral que la nicorette satisfait sans problème. Je sais par ailleurs appartenir à une famille de dépendants et j'accueille cette mémoire. Enfin, je me suis donné un an pour ne plus fumer et je m'en donne un autre pour cesser de mâcher à longueur de journée.
Ma méthode:
1. Je ne me fixe aucune deadline; je choisis seulement de m'arrêter quand je me sentirai prête. La deadline est une pression qui ne fonctionne pas. Je me prépare donc psychologiquement pendant des semaines, et même des mois.
2. Au fur et à mesure, je remplace quelques cigarettes par des nicorettes, jusqu'au moment où le déclic se fait, très naturellement. Je sais que dans l'addiction la relation au temps est importante. L'enfant n'a pas été respecté dans ses rythmes naturels, en particulier
lors du sevrage. J'emploie donc la méthode douce.
3. Je ne me dis ni jamais ni toujours. Pour les mêmes raisons de temps, je choisis au début de ne plus fumer pendant une demi-journée, tout en me disant que c'est un choix et non quelque chose que je dois faire. Puis, une journée entière, et ainsi de suite de jour en jour, sans jamais me confronter aux abysses d'angoisse que peut représenter ce "plus jamais". Avec ce "plus jamais", nous nous plongeons dans le manque futur, et le mental s'emballe pour créer la peur. Je demeure donc le plus possible dans le moment présent, et un instant + un instant + un instant, etc...égalent un an!
4. Ceci est très personnel, mais je ne m'arrête pas pour ma santé, ou à cause des lois, seulement pour ma liberté. A chacun de discerner quelle valeur est la plus forte pour lui.
5. L'expérience m'a montré qu'à l'instar d'autres dépendances, un fumeur reste un fumeur. Je sais donc que la rechute est facile. Et si rechute il y a, je ne me condamne pas, je me dis seulement que chaque arrêt est le brouillon du suivant....Enfin, je sais que le mental est très fort à se trouver des excuses pour replonger, je reste donc vigilante.
Voilà: rien de douloureux, rien de difficile....
Georges Brassens Le temps ne fait rien à l'affaire
Vidéo envoyée par guil50cents
parce que le temps ne fait rien à l'affaire...
Aujourd'hui, je fête un anniversaire! Un an sans cigarette, sans fumée, sans goudron, sans course au dernier tabac ouvert, sans petit déj vite avalé pour aspirer les premières bouffées, sans odeur sur mes vêtements, sans cendre sur mon bureau, sans gêne vis-à-vis de mes voisins, sans agacement devant la nouvelle loi anti-tabac, et avec....
quelques kilos pris en train d'être reperdus, un sentiment profond de liberté, la joie d'aller au restaurant en me disant que ça ne me manquera pas, et le plaisir de n'enfumer personne.
Le reste: odorat, souffle, voix, goût, ne m'a jamais paru décisif car je n'ai pas l'impression d'avoir "retrouvé" tout cela, comme si ce n'était jamais parti vraiment.
Et, comble, la fumée des autres ne me dérange pas...
Je me félicite et me remercie!
La vie me confirme ces temps-ci que la prise de conscience, si elle est d'abord mentale, relève d'un processus d'intégration inconscient qu'aucune volonté de notre part ne peut contrôler. Ce processus alchimique demande de la patience; en effet, nous aimerions qu'ayant compris quelque chose, les effets s'en fassent ressentir immédiatement. Or, il n'en est rien.
Nous comprenons avec la tête, et c'est déjà très important, car en comprenant, en prenant conscience, nous devenons plus vaste, plus grand que ce qui gisait au tréfonds de notre inconscient et prenait le pouvoir sur bien des aspects de notre vie. En prenant conscience, nous passons d'un certain état de victime à celui de créateur. Cette prise de conscience est un premier pas, essentiel bien sûr, et en même temps il est le début d'autre chose, plus profond, plus indicible, plus déterminant. Et ce processus-là se fait à notre insu.
Cette alchimie, cette transformation du plomb en or, de l'ombre en lumière, passe par l'amour de ce qui est, de cette ombre justement que nous avons tendance à détester parce qu'elle nous semble la source de bien des douleurs. C'est vrai. Mais elle est aussi ce qui nous a protégé, dans des temps immémoriaux pour nous. Sachant cela, nous pouvons la remercier, et l'aimer. On ne peut laisser libre de partir que ce qu'on aime; sans la liberté de cet amour, nous sommes réciproquement enchaînés. Aimer cette part de soi qui nous dérange, c'est entrer dans l'alchimie.
Alors, petit à petit, sans que l'on sache vraiment comment, ce qui a besoin d'être transmuté se transforme. Et l'on se réveille un jour différent. Dans le miroir, nous sommes toujours les mêmes, rien ne semble avoir changé. Pourtant, la vie est là, qui nous répond différemment. Nous avons changé de niveau vibratoire, et nous surfons sur cette vibration-là avec un peu plus d'équilibre et d'harmonie. On se prend alors à remercier la Vie, et ce sentiment de gratitude nous encourage à continuer sur cette voie de la Transformation.
C'est une danse sans fin...
Venu de nulle part ou d’un lointain mystère,
Il glissait sur la brise et embrassait les cœurs
Chavirés tout à coup, dansés dans l’éphémère
D’un rayon printanier tendrement prometteur.
La feuille déroulait ses nouvelles promesses,
S’étiraient les corolles et baillaient les oiseaux,
Tous offerts dans la brume au matin des caresses
Que l’Inconnu soufflait dans les doigts des roseaux.
Et sous les draps les corps, affamés de voyages,
S’envolaient enlacés vers d’étranges contrées,
Leurs souffles communiés dans le souffle sauvage
Et libre, qui ouvrait pour eux la Voie Lactée.
Leurs âmes s’éveillaient, bien loin des sentinelles,
A l’infini de l’autre et de soi conjugués
Et la nuit explosait en milliers d’étincelles,
Pépites d’univers par le Printemps mêlées.
Dans mes posts, comme dans le développement personnel en général, sont évoqués régulièrement les apprentissages que nous faisons tout au long de notre vie. Or, une longue conversation, récemment, m'a conduite à revoir un peu ma position à ce sujet.
En effet, je crois profondément que nous sommes venus vivre cette vie humaine pour y faire des expériences et en tirer des apprentissages; et enfin, ultimement, ré-apprendre qui nous sommes vraiment. En même temps, lors de son développement, l'enfant se pare progressivement d'un ego qui, s'il le protège, devient à l'âge adulte bien encombrant. Il s'agit de tous ces voiles que j'évoque souvent et qui sont autant d'ombres devant notre lumière. Croyances, comportements, mécanismes de défense, tous nos fonctionnements psychologiques sont issus de nos premières expériences et sont autant de choses qu'il nous est nécessaire de désapprendre pour nous retrouver.
Il s'agit là de l'un des paradoxes essentiels de la vie humaine: apprendre et désapprendre. Tirer des leçons des évènements que nous traversons afin de se dégager des couches égotiques qui nous engoncent. De mon expérience, j'apprends que je fonctionne comme-çi ou comme ça, de ma rencontre avec un tel ou un tel je perçois que mon ombre se dessine comme-çi ou comme-ça, et mon chemin revient à désapprendre tout ce que j'ai mis en place au cours de mon développement. Je démonte le meuble tout de guinguois dont j'avais tant bien que mal assemblé les morceaux pour le remonter, patiemment, et lui rendre son harmonie.
En apprenant je désapprends et en désapprenant j'apprends...chemin de vie!....
De même que Ingrid Betancourt est un emblème pour tous les otages de Colombie et plus largement du monde entier, le Tibet représente toutes les minorités écrasées non seulement par un pouvoir central implacable et tyrannique, mais par notre silence tout aussi destructeur.
Tchétchénie, Darfour, minorités ethniques en Asie, en Afrique, et dans une moindre mesure en Amérique, sont baillonnés par l'indifférence des medias, qui est aussi la nôtre.
L'Occident fait semblant de s'énerver face à la Chine toute puissante et feint d'ignorer ce qui se passe ailleurs, au nom de...de quoi d'ailleurs? Des lois du marché, bien sûr....c'est bien pour cela que le CIO a choisi Pékin, après tout. Sous prétexte d'inclure plutôt que d'exclure, ce qui en soit est une démarche évidemment plus que souhaitable, aucune garantie n'a été prise sur le droits du peuple tibétain.
L'amour est exigeant. Aimer la Chine ne signifiait pas tout accepter. Nous le savons bien, les Etats-Unis n'aiment pas l'Irak, ils aiment le pétrole et le pouvoir. Mais ne nous leurrons pas, les Etats-Unis ne sont pas extérieurs à nous, ils sont une part importante de nous, qui privilégie ses intérêts et son pouvoir dans bien des circonstances. Bush est parfait, en quelque sorte: il nous donne l'occasion de regarder où nous en sommes, nous-mêmes. Sarkozy est parfait: nous l'avons élu à notre image: impulsif, désordonné, sentimental, créatif, immature. De même que les Etats-Unis ne sont pas à l'extérieur de nous, les Chinois, les Russes, les Soudanais ne le sont pas non plus: ils sont ces ombres en nous que la géo-politique nous reflète; et les détracteurs de Sarkozy ne sont pas étrangers à ses électeurs non plus...
Parce que cette scène m'a fait aimer Béjart...
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