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Quand on veut se débarrasser de son chien....

"Quand on veut se débarrasser de son chien, on lui trouve la rage."

Avez-vous remarqué combien cette expression s'avère vrai dans nos relations? Lorsque nous nous disputons, lorsque nous décidons de mettre fin à une relation amoureuse, combien de fois avons-nous ressenti le besoin de faire peser une faute sur les épaules de notre partenaire? Il semble tellement plus facile, n'est-ce pas, de s'en tirer en accusant l'autre?

Il me semble pourtant tellement plus constructif de remettre la relation en question plutôt que l'autre en cause. Quand quelque chose ne fonctionne pas, l'autre n'est pas plus coupable que soi-même. Il est qui il est, point. Et il fait comme il peut, point. La relation peut ne pas fonctionner, il est inutile d'aller chercher des poux dans la tête de l'autre pour s'en convaincre et se dédouaner de toute responsabilité.

De mon point de vue, la séparativité est ce qui provoque l'accusation et la rupture. Regarder uniquement chez l'autre ce qui ne va pas revient à s'aveugler sur soi-même. Car tout ce qui est dehors est dedans et inversement. Prendre conscience de la non-séparativité des choses m'a permis de regarder chacune des relations que j'entretiens de façon différente. Mes amis et mes amours sont des toujours des maîtres, en ce qu'ils me renvoient à moi-même.

C'est un erreur de croire qu'il est plus confortable de s'en tirer en accusant l'autre. Le rôle de victime n'a jamais rendu personne heureux. En me sachant responsable, co-créateur, je me donne l'opportunité de vivre mieux. Il n'y a plus de coupable, seulement des partenaires d'évolution, conscients et responsables.

On éviterait ainsi bien des ruptures. Quant aux réelles séparations, elles interviendraient dans un climat plus serein....

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Commentaires

Oui, troubalnt de voir comme 2 êtres qui se sont aimés peuvent s'envoyer les pires reproches à la figure. J'ai été dans cette position finalement très peu confortable de l'accusatrice. Et puis, je me suis isolée, j'ai réfléchi et j'ai compris (très vite) que j'étais responsable de la situation au moins à parts égales, voire plus. Merci de tes mots, Isabelle :)
Bonsoir Isabelle, on peut accuser son chien de la rage et se rendre compte que la "bave" vient de nous. Encore faut-il " qu'on " nous laisse le temps d'avoir cette prise de conscience ! Comme il est facile de parler de la séparativité lorsqu'on l'a déjà apprivoisée !! Personne n'a envie de se retrouver dans le rôle de la victime et pourtant il arrive qu'à un moment donné de notre vie on se sente victime de ce qui nous arrive . Alors, faisons nos propres expériences, quitte à se tromper,mais si on n'essaye pas, on ne saura jamais. Le bénéfice si bénéfice il y a nous le retirons qu'après. Ce qui sous-entend que l'expérience prime. Alors avant de tendre vers quelque chose, commençons par envoyer notre flèche, même si nous choisissons sa direction, nous ne sommes pas sûrs qu'elle va atteindre la cible. Or, comme je suis co-créateur, je ne suis pas tout seul....Donc , j'ai beau envoyer ma flèche dans une certaine direction , en fonction de mon état d'esprit, il se peut qu'elle soit déviée, d'une façon ou d'une autre.... Alors, qu'entendez-vous par co-créateur ? Cordialement, Grindecel.
Merci de vos commentaires. A-A, je suis d'accord, le lien perdure à la séparation physique, mais il y a séparation physique...Françoise, oui, Ruiz a tout dit...Michel, tjrs sur la même longueur d'onde...Marielle, et oui, les Evangiles l'ont dit avant nous: regarder la poutre dans son oeil plutôt que la paille dans l'oeil de l'autre... :-)
Chercher ses propres poux plutôt que chercher les poux dans la tête de l'autre. Oui, vraiment moi je trouve cela très efficace et constructeur dans la relation. En tout cas c'est ce que nous avons trouvé de mieux, à ce jour, dans notre relation. Quand on s'engueule, au bout de qq minutes à tourner en rond, on part chacun dans son coin et on ne se retrouve qu'à condition de revenir avec son "propre paquet". A savoir qu'est-ce qui est blessé en moi, quel est mon besoin, en quoi je contribue a attiser le conflit, quelle est ma demande, etc...D'habitude je pars en râlant haut et fort dans mon coin, avec une mauvaise foi évidente (et presque amusante) que le problème c'est chez l'autre et pas du tout chez moi. Et à chaque fois, incroyablement et sans exception à ce jour, je trouve ma part de responsabilité. Quand mon 'Autre' a fait le même boulot, alors on peut se retrouver, partager et inventer un terrain d'entente. Bon, oui on pourrait s'éviter l'engueulade et directement faire ce travail d'introspection... ben oui... y a encore du chemin à faire. Je rejoins aussi le questionnement d'arnaud Alexis sur moi-l'autre-la relation... comment rester soi tout en étant en relation et inversement. Je cherche les clés et j'ai souvent l'impression de jongler !
Comme tes deux derniers post font echo pour moi!Je m'accorde à penser et à vivre autant qu'il se peut que l'autre est la source d'enseignement qui m'est offerte ici et maintenant encore et surtout lorsque sont vecus des moments difficiles dans la relation.Co-responsable et co-createur de la vie....C'est si bien dit!
Bonjour Isabelle. Ca veut dire quoi "se séparer de quelqu'un" dès lors que nous sommes tous intereliés ? Un paradoxe de plus ??? Je pose la question sincèrement car tu touches là un sujet qui m'est encore bien trouble. Moi - l'autre / l'autre - moi. Difficile aujourd'hui de trouver ma juste place. Jean-Yves Leloup parle dans son dernier ouvrage "Les profondeurs oubliées du christianisme" de la chasteté comme cet espace entre chaque être où chacun trouve sa respiration propre (je ne nomme pas les termes exacts). Ca me parle. Mais c'est un autre sujet...
Salut Isabelle, Je crois que c'est Ruiz qui en parle dans un de ses livres, il dit que dans une relation nous sommes 2 et que chacun est responsable de sa partie de la relation. Je crois que c'est dans "la maîtrise de l'amour". Je trouve ce livre merveilleux et le passage sur les responsabilités dans les relations est fantastique, il remet bien les choses en place. Bisous

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