quand le meilleur épouse le pire
Parfois, la vie se mêle de mettre un petit coup d'accélérateur dans la conscience...Vivre intensément un évènement, ressentir la lumière éclaircir tout l'espace...en même temps que l'ombre grandit jusqu'à envahir presque tout l'être.
Voilà en deux mots ce que je suis en train de vivre. D'un côté l'enthousiasme, la joie, l'émerveillement même devant tant de beauté qui se propose, et de l'autre l'incrédulité, l'angoisse, les fantômes du passé qui viennent hanter le présent et baillonner l'enivrement. Heureusement, les années de travail sont là, telles des phares, me guidant dans l'obscurité. C'est comme si l'on était des deux côtés du miroir à la fois. D'un côté, les émotions qui se bousculent; de l'autre, celui en soi qui observe ce qui se passe, explique, patient, les racines du tourment, apaise. D'un côté, ne plus être que cette pelotte de peurs, de rires, de larmes, de colère, de honte; de l'autre, celui qui sourit au présent et ne se confond avec rien d'autre que sa seule présence; d'un côté, l'enfant, de l'autre l'adulte; d'un côté le moi, de l'autre le soi.
Tout est opportunité, le meilleur comme le pire, le meilleur devenant parfois le pire et l'inverse. Et dans l'absolu de la Présence, les opposés s'épousent pour disparaître ensemble. On s'abandonne alors enfin à la perfection de ce qui est.







Rédigé par: Mahé | le 29/03/2008 à 08:35
Rédigé par: Isabelle à tous | le 26/03/2008 à 09:18
Rédigé par: Marielle | le 25/03/2008 à 19:48
Rédigé par: gilles | le 25/03/2008 à 18:32
Rédigé par: francoise mondet-kauffmann | le 25/03/2008 à 16:10