projections?
Il y a quelques semaines, je songeais à cesser d'écrire sur ce blog. Je ne l'ai pas fait car j'ai très vite réalisé que ça ne règlerait pas la question qui m'agite.
Il m'est apparu de façon très claire que, bien que je sois profondément sincère dans mes écrits, la sincérité ne pouvait être érigée en vérité. Je m'explique: Non seulement je suis sincère, mais je me crois aussi authentique qu'il est possible de l'être. Et le problème se situe là, dans ce "autant qu'il est possible de l'être".
J'écris pour partager mes expériences, et surtout les enseignements que j'en retire. En tant que thérapeute, j'ai le secret espoir que ce que je raconte sera utile à quelques uns; et si ce n'était qu'à une seule personne, j'aurais atteint mon but.
Et en même temps, je dois à l'honnêteté de reconnaître la difficulté d'être au plus près de ma réalité. Oui, chaque circonstance, chaque évènement de ma vie, agréable ou désagréable, est pour moi l'opportunité d'apprentissages. Mais...si effectivement ma tête ingurgite avec une certaine facilité ce que la vie me propose d'apprendre, en est-il autant de l'intégration dans mes cellules et donc dans la réalité de ma vie?
Le piège se trouve là: projeter dans les lignes une image faussée de soi. Idéal du moi, moi idéal...Que sont-ils? Comme le dit l'expression, le second est une projection d'une toute-puissance narcissique. L'idéal du moi,lui, est une conception de l'idéal qui s'est construite en référence aux parents pendant le développement de l'enfant; il tend vers la perfection.
Bref...ils sont inévitables pour tout un chacun et je ne vais pas m'auto-fustiger d'en être là. En même temps, la lucidité commande d'être conscient de ce qui se joue ici.
En d'autres termes, quelles sont les limites de la congruence dans un tel exercice? Congruence? Dire ce que je fais et faire ce que je dis. Là encore, je m'applique à être au plus près de la réalité mais ai conscience de ma fragilité humaine en la matière.
J'ai entendu un jour en séminaire quelqu'un dire: "Je sais ce que j'ai à faire, alors pourquoi est-ce que je ne le fais pas?" C'est dans ce pourquoi que se situe le gouffre entre ce que nous savons et ce que nous vivons vraiment. C'est le chemin de l'intégration.







Rédigé par: eric | le 01/04/2008 à 15:49
Rédigé par: godelieve | le 31/03/2008 à 17:51
Rédigé par: Isabelle à Marielle | le 31/03/2008 à 16:51
Rédigé par: Isabelle à Michel | le 31/03/2008 à 16:50
Rédigé par: Michel à Isabelle | le 31/03/2008 à 13:54
Rédigé par: Marielle | le 31/03/2008 à 09:48