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projections?

Il y a quelques semaines, je songeais à cesser d'écrire sur ce blog. Je ne l'ai pas fait car j'ai très vite réalisé que ça ne règlerait pas la question qui m'agite.

Il m'est apparu de façon très claire que, bien que je sois profondément sincère dans mes écrits, la sincérité ne pouvait être érigée en vérité. Je m'explique: Non seulement je suis sincère, mais je me crois aussi authentique qu'il est possible de l'être. Et le problème se situe là, dans ce "autant qu'il est possible de l'être".

J'écris pour partager mes expériences, et surtout les enseignements que j'en retire. En tant que thérapeute, j'ai le secret espoir que ce que je raconte sera utile à quelques uns; et si ce n'était qu'à une seule personne, j'aurais atteint mon but.

Et en même temps, je dois à l'honnêteté de reconnaître la difficulté d'être au plus près de ma réalité. Oui, chaque circonstance, chaque évènement de ma vie, agréable ou désagréable, est pour moi l'opportunité d'apprentissages. Mais...si effectivement ma tête ingurgite avec une certaine facilité ce que la vie me propose d'apprendre, en est-il autant de l'intégration dans mes cellules et donc dans la réalité de ma vie?

Le piège se trouve là: projeter dans les lignes une image faussée de soi.  Idéal du moi, moi idéal...Que sont-ils? Comme le dit l'expression, le second est une projection d'une toute-puissance narcissique. L'idéal du moi,lui, est une conception de l'idéal qui s'est construite en référence aux parents pendant le développement de l'enfant; il tend vers la perfection.
Bref...ils sont inévitables pour tout un chacun et je ne vais pas m'auto-fustiger d'en être là. En même temps, la lucidité commande d'être conscient de ce qui se joue ici.

En d'autres termes, quelles sont les limites de la congruence dans un tel exercice? Congruence? Dire ce que je fais et faire ce que je dis. Là encore, je m'applique à être au plus près de la réalité mais ai conscience de ma fragilité humaine en la matière.

J'ai entendu un jour en séminaire quelqu'un  dire: "Je sais ce que j'ai à faire, alors pourquoi est-ce que je ne le fais pas?"  C'est dans ce pourquoi que se situe le gouffre entre ce que nous savons et ce que nous vivons vraiment. C'est le chemin de l'intégration.

barbara - les mignons

 

barbara - les mignions
Vidéo envoyée par bisonravi1987

et puis, il y a ça aussi...Barbara qui sourit...

barbara - perlinpinpin

 

barbara - perlinpinpin
Vidéo envoyée par bisonravi1987

parce que je l'aime...parce qu'elle m'a toujours accompagnée...parce que, quoi qu'elle chante, elle est bouleversante.

j'en rêve...

Depuis longtemps, je rêve d'une installation à la fois confortable et qui me donne l'impression de n'être scotchée nulle part. J'ai trouvé il y a quelques mois, c'est , sur le site des yourtes contemporaines . Un jour peut-être...

Yourte_43_web_2_2

Yourte_1_web_2   

Yourte_salon

Yourte_48_web


Nomade et occidentale, c'est possible? Ben oui....D'accord, ces yourtes là ne se démontent pas en deux temps trois mouvements. C'est juste dans la tête, ce sentiment de provisoire, d'arrêt sur image juste pour un temps. Mmmmm....Rêve de bobo? Sans doute; j'assume...Sinon, il y a le camping car, ou le mobile home...

Bon...allez...c'est juste un fantasme...j'aime aussi ce que j'ai!





Atelier Avril

Dans le cadre des ateliers "Eveil de l'Être", "Vivre nos choix" se tiendra les 19/20 Avril prochains, à côté d'Orléans.

Pour en savoir plus, c'est sur le site de l'Association Amplitude .


 Vivre nos choix


  Nous sommes parfois bloqués et dirigés par nos croyances et les émotions qu’elles entraînent : croyances sur nous-même, sur les autres, sur le passé et le futur. Dans cet atelier, vous apprendrez à vous libérer de ces prisons souvent invisibles afin de profiter pleinement de votre vie.


Soyez les bienvenus...

l'enfant dans le terrier 2.(conte de la petite 4, suite et fin)

Et il lui en coûtait beaucoup! La petite fille avait été habituée à obtenir vite ce qu'elle demandait. Son impatience était donc grande et elle ne comprenait pas qu'on lui résistât ainsi. Une colère sourde montait en elle qui la tirait hors du gouffre de son chagrin. Un soir que le ciel s'alourdissait de gros nuages noirs, elle prit ses jambes à son cou en direction du soleil, sûre que c'était là que se trouvait l'entrée. Elle courut, courut, courut...mais bientôt fut rattrapée par une averse drue et glacée qui stoppa net son avancée.

C'est alors qu'elle aperçut une trou juste à côté d'un arbre. Pas un petit trou de mulot, une large entrée qui semblait l'inviter à s'y glisser. Elle rampa donc et découvrit à l'intérieur un espace voûté, juste assez grand pour elle et s'y recroquevilla, le temps, pensait-elle, de se sécher.

Elle s'endormit presque immédiatement. A son réveil, les paupières encore lourdes, elle décida de rester encore quelques temps dans son abri. Et c'est alors, dans la pénombre, qu'elle distingua un tunnel le long d'une fine racine. Elle s'y engouffra et, se tenant à la liane, descendit lentement ce qui semblait être un passage secret. Elle se retrouva tout en bas dans une grotte humide et tiède, face à un ours gigantesque qui l'accueillit à coups de bravos et de rire tonitruant. D'abord terrorisée, elle comprit vite qu'elle ne courait aucun danger et que l'animal était un ami. Elle se blottit alors contre lui, le temps d'un grand soupir de soulagement. L'ours saisit sa main et l'entraîna à l'extérieur de la grotte. Là, s'étendait une plaine immense et verte où paîssaient ensemble chevreuils et moutons. Les lièvres sautillaient, les mouettes ricanaient, et des loutres s'amusaient avec deux canards dans une mare à moitié couverte de nénuphars. Une brise légère caressait le visage de la petite fille qui sentait une profonde joie la submerger. L'ami de l'enfant pointa du doigt vers la montagne: là, entre deux sommets qu'il semblait unir, le pont multicolore scintillait comme une étoile dans l'obscurité.

"- Tu es ici chez toi, dit l'ours.
- Chez moi? répondit, surprise, l'enfant
- Oui, oui, chez toi. Tu fais partie de ce pays.Tout à l'heure, quand tu retourneras à la surface, tu l'emporteras avec toi. L'arc-en-ciel ne te quittera pas."

Un peu plus tard, quand l'ours lui indiqua qu'il était temps de rentrer, la petite refusa tout d'abord de quitter  son paradis. Mais l'animal savait être doux et persuasif:

"Va, retourne d'où tu viens. Quand tu voudras appelle-moi, je viendrai, fais confiance, tu verras."

L'enfant se hissa le long de la racine et retrouva bientôt son antre. Elle lui sembla tout à coup bien sombre sombre et exigüe. Elle s'enhardit alors à ressortir à l'air libre et découvrit que le printemps était revenu: les marronniers déployaient leurs bouquets de fleurs blanches et roses, au sol les primevères tapissaient les bordures du chemin. Elle en cueillit un gros bouquet qu'elle offrirait à sa mère en arrivant. Elle avait hâte désormais de retrouver sa maison, son école, ses jouets. Dans son coeur dansait un ours et riaient des goélands, et surtout, surtout...la lumière était là, dedans, nulle part ailleurs....

à venir d'autres contes Ennéagramme...


l'enfant dans le terrier 1.(conte de la petite 4)

Arc_en_ciel

L'enfant dormait depuis longtemps. Réfugiée dans un terrier abandonné, elle s'était endormie aux premiers frimas lorsque, s'étant fait un lit de terre et de feuilles laissées là par les anciens habitants, elle avait entendu le vent glacé siffler entre les branches, au dehors. L'abri douillet l'avait réconfortée: fini la course folle sur les chemins pierreux, fini les racines qui piégeaient ses pieds, fini les orties, fini de fuir le tintamarre, là-bas, dans la ville aux terrifiantes tentacules.

Epuisée, elle avait sombré dans un sommeil lourd et sans rêves. De quoi rêver d'ailleurs, quand on est une enfant sans désir apparent? Elle avait tout reçu: les poupées les plus magnifiques, les vêtements les mieux coupés, ses desserts préférés et même des parents empressés. Rien ne lui avait vraiment manqué. Sauf...l'envie de ce qu'on lui offrait. C'est autre chose qu'elle attendait, quelque chose qu'elle ignorait, qu'elle ne pouvait définir. Ce qu'elle cherchait était ailleurs, mais où?

Il lui avait donc fallu quitter la douceur familière pour aller à la rencontre de ce rêve indicible. Elle avait bien laissé un mot à ses parents pour les rassurer, mais elle savait qu'ils ne comprendraient pas. Ils étaient gentils, bien sûr, mais ne voyait pas qui elle était. Son besoin d'un ailleurs leur était si étranger qu'il ne l'entendaient pas.

Elle sortit de la ville, rejoint la forêt, certaine que c'était dans le mystère de sa pénombre qu'elle trouverait. Un jour qu'elle traversait une clairière sous la pluie fine, un pont multicolore apparut dans le ciel. L'enfant fut saisie d'une extase qui la jeta à terre. Allongée sur l'herbe, trempée, elle ne put détacher son regard de l'arc-en-ciel. C'était ça qu'elle voulait, c'était là qu'elle irait. Quand elle se leva, elle riait, dansait, bras levés vers le ciel et tout entière absorbée par la joie de sa trouvaille.

Elle partit alors en quête d'un escalier qui la mènerait au ciel. Mais l'arc-en-ciel avait disparu et elle ne trouvait rien pour lui indiquer le chemin. Les feuilles tombaient des arbres, les oiseaux chantaient de moins en moins, elle avait un peu froid. Des larmes bientôt inondèrent son visage. Cependant, il n'était pas question pour elle de faire marche arrière. Elle irait jusqu'au bout, quoi qu'il lui en coûte...

à suivre...

quand le meilleur épouse le pire

Parfois, la vie se mêle de mettre un petit coup d'accélérateur dans la conscience...Vivre intensément un évènement, ressentir la lumière éclaircir tout l'espace...en même temps que l'ombre grandit jusqu'à envahir presque tout l'être.

Voilà en deux mots ce que je suis en train de vivre. D'un côté l'enthousiasme, la joie, l'émerveillement même devant tant de beauté qui se propose, et de l'autre l'incrédulité, l'angoisse, les fantômes du passé qui viennent hanter le présent et baillonner l'enivrement. Heureusement, les années de travail sont là, telles des phares, me guidant dans l'obscurité. C'est comme si l'on était des deux côtés du miroir à la fois. D'un côté, les émotions qui se bousculent; de l'autre, celui en soi qui observe ce qui se passe, explique, patient, les racines du tourment, apaise. D'un côté, ne plus être que cette pelotte de peurs, de rires, de larmes, de colère, de honte; de l'autre, celui qui sourit au présent et ne se confond avec rien d'autre que sa seule présence; d'un côté, l'enfant, de l'autre l'adulte; d'un côté le moi, de l'autre le soi.

Tout est opportunité, le meilleur comme le pire, le meilleur devenant parfois le pire et l'inverse. Et dans l'absolu de la Présence, les opposés s'épousent pour disparaître ensemble. On s'abandonne alors enfin à la perfection de ce qui est.

juste vivre ce qui est

Tornade 

Bon...je suis incapable d'écrire, fouettée, ballottée, cul par-dessus tête, dans une tornade qui traverse ma vie! J'en parlerai peut-être un jour...quand le tourbillon sera devenu alizée...quand le souffle vital se fera respirable...quand je serai passée de l'autre côté de l'arc-en-ciel (cf le Magicien d'Oz).

Il est de ces moments qui se vivent, point. Accueillir ce qui est. C'est déjà tout un programme.

Calogero: Pomme c

Humeur du jour...et puis Calogero, j'aime bien aussi, c'est mon côté 15 ans, midinette et....