de l'évolution
Une réflexion récemment entendue m'a beaucoup interpellée. On parlait autour de table de maladie, lorsque la personne s'est exprimée:
"Cessons de gloser inutilement. A ce jour, nous en savons moins sur le corps humain que sur l'univers. Nous vivons certes plus longtemps, mais pas forcément mieux. Et parlons du cancer...il est le résultat de la mutation des cellules; et sans mutations, l'homme n'aurait jamais évolué ni ne continuerait son évolution."
Il est un fait aujourd'hui que nous supportons de moins en moins l'idée du vieillissement et de la mort. Parce que nous la prenons pour une fin et que nous sommes terrorisés par l'inconnu. Je me souviens, il y a environ un an, d'une autre personne parlant de la maladie de Christiane Singer et disant à ce sujet qu'il lui revenait de choisir la vie, ou pas. Mais quand la vie continue, qu'importe? Il ne s'agit là aussi que d'une mutation, une transformation radicale de l'être et personne à ce jour ne peut affirmer avec certitude de ce qui se passe ensuite. Nous en sommes réduits à nos croyances et aussi à ce qui semble, au vu des avancées des sciences, le plus vraisemblable.
Elisabeth Kubler-Ross, alors qu'elle était clouée dans un fauteuil à la fin de sa vie, disait: "Je sais que c'est encore un apprentissage, un enseignement, mais Dieu que la leçon est difficile." Si tout ici est enseignement, notre façon de partir l'est aussi. Les plus grands sages sont morts eux aussi, ont traversé des maladies, parfois fort douloureuses.
Nous ne sommes pas des produits finis, le genre humain continue d'évoluer. Nos maux sont l'expression de notre point d'évolution. Nous pouvons tout au plus vivre et traverser les aléas de nos incarnations humaines en nous éveillant à la conscience que nous sommes à la fois chacun unique et le maillon d'une chaîne à laquelle nous participons. Nous ne vivons pas seulement pour nous, mais pour tous nos congénères et les générations futures. Alors, ouvrons-nous et accueillons ce qui est, le pire n'est jamais que notre perception de la réalité. Chaque instant, heureux ou douloureux, peut-être l'occasion d'une mutation...







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