de la résurrection
En ce dimanche de Pâques, je reprends le post écrit en Avril 2007 sur le même sujet:
Changer le monde... Trois jours, il y a un peu plus de 2000 ans, ont changé la face de notre monde. Oui, notre monde. Le temps n'existe pas, hier comme aujourd'hui, notre univers peut-être transformé car il s'agit de notre être et non celui de l'autre.
(J'entends en ce moment à la radio que la Fête de Pâques n'a été instauré qu'au 2ème siècle et a n'a été véritablement formalisé qu'au 4ème. Elle coïncide presque exactement avec la Pâque juive. Nous avons voulu l'oublier. Comme nous avons oublié que Jésus n'a pas fondé le Christianisme, qu'il était profondément ancré dans sa religion.
"Que dit-on de moi? demande-t-il à ses disciples. "Je suis le fils de l'homme"...
Saint Paul est celui qui, le premier, a créé le mouvement, le rendant indépendant de ses origines.)
Jésus-Christ a délivré un message, libre à nous de vivre la transformation qu'il propose, qui ne dépend pas des Eglises mais d'une révolution intérieure individuelle. "Ceci est mon corps...Ceci est mon sang": sachons donner de notre personne, sachons nous laisser saigner, dépouiller, mettre à nu, sachons mourir à nous-mêmes pour ressusciter, tel le Phoenix. Notre évolution dépend de cette acceptation que la relation à l'autre est la voie, jusqu'à la déchirure. Jésus a choisi ce chemin qui l'a mené à se laisser mettre en croix, non pas, me semble-t-il, pour "racheter" nos péchés, mais pour nous montrer le chemin, qui nécessite ce passage douloureux de transformation de l'ego et du corps. De cette mort à nous-mêmes dépend notre illumination.
On n'a rien inventé depuis, et tous les courants spirituels modernes ne disent finalement pas autre chose. Parce que l'Eglise a fondé son pouvoir sur ses propres lois, elle en est venue à nous faire oublier le message originel, qui n'est pas la contrition. Le problème n'est pas d'offenser un Dieu extérieur, mais de soigner la blessure intérieure que nos actes infligent à nos âmes. Comment Dieu pourrait-il être offensé? N'est-il pas plutôt humain de l'être? Ne lui faisons-nous pas porter toutes sortes d'émotions qui ne sont rien moins que seulement humaines? Nous projetons sur lui notre colère, notre chagrin, nos sentiments d'offense, mais Dieu n'est-il pas bien au-dessus de tout cela? Et s'il est au-delà de l'ego et de ses expressions émotionnelles, alors n'est-il pas simplement la quintessence de qui nous sommes?
En mourrant sur la croix, le Christ a fermé la boucle de son incarnation, quitté son corps, son expression humaine limitée. Et de cet abandon est apparu sa Lumière.
"Faîtes cela en mémoire de moi.": Partagez, donnez-vous, traversez la matière. Il ne s'agit pas de seulement supporter des épreuves qui nous seraient infligées mais d'y voir et dd'en faire l'instrument de notre transformation. Ces petites morts sont douloureuses, il est vrai. Les pelures de notre ego sont bien accrochées et ce nous est un arrachement de les lever. Et c'est à chaque couche l'opportunité d'une résurrection.
Ce n'est pas la vie qui est douloureuse, c'est notre façon de la regarder, ce sont nos filtres qui instillent la souffrance. Et ce sont ces filtres qu'il nous est nécessaire de retirer peu à peu. Pâques est donc l'expression de l'Accomplissement, de l'Eveil que nous pouvons atteindre. Car n'oublions pas: "Ce que je fais, vous le ferez aussi, et même plus."....







Rédigé par: Michel | le 23/03/2008 à 12:22