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du savoir

Arbrette Plus j'avance, plus je me demande à quoi sert le savoir? Osho disait que le savoir relève de l'avoir, et la connaissance de l'être. Cela me semble de plus en plus juste. Il ne me semble pas que le savoir m'aide à vivre; certes, il peut m'aider à penser, à développer mon libre-arbitre, à nourrir mon insatiable curiosité. Et en même temps, tel qu'en lui-même, il n'est qu'un remplissage de mon cerveau et ne me permet pas d'entrer dans l'expérience.

Bien sûr, je ne le dénigre pas. Ma petite culture -étalée comme la confiture- m'a apporté beaucoup de plaisir; lire, voir, entendre, des chefs d'oeuvre m'a parfois transporté dans des sphères délicieuses de plaisir et de joie. Toujours provisoires.

C'est en lisant aussi que j'ai appris beaucoup du chemin que je suis. Mais lire ne m'aurait servi à rien si je n'étais entré dans l'expérience. A quoi me sert de savoir que la méditation est une voie vers Soi si je ne la pratique pas? A quoi me sert la théorie de Karpman si je n'essaie moi-même de sortir de son triangle infernal victime-sauveur-persécuteur?

J'adore écouter les esprits cultivés; la modestie de certains est à la mesure de l'immensité de leur savoir. Pour leur développement, nos enfants ont besoin d'emmagasiner un bon bagage culturel. Mais est-ce suffisant? Et surtout, il vient un moment où le remplissage peut devenir un inconvénient, un frein, et il peut être constructif d'être capable de mettre de côté notre science pour tout simplement vivre.

Alors...apprenons, oui; et puis entrons dans l'expérience....

de l'intuition

Qu'est-ce que l'intuition? D'après le dictionnaire, il s'agit d'un mode de connaissance indépendant de la raison.
Pour certains, elle est une sorte de compréhension ultra-rapide d'une situation qui permet de déduire et d'anticiper à la vitesse de la lumière.
Pour d'autres, dont je suis, elle est étrangère à tout savoir.

Elle est une connaissance subtile et souvent si discrète que nous ne l'entendons pas.

De nombreux ouvrages et stages existent, dont la finalité est de la "développer". M'est avis que l'on prend le problème à l'envers; car il ne s'agit pas de la développer, elle est présente chez tout un chacun, distribuée de façon tout à fait équitable. Ce qui est à développer est plutôt notre écoute.

Ce n'est pas jouer sur les mots. Car développer notre écoute a un sens bien plus large et ne concerne pas seulement notre propre intérêt mais celui que nous portons aussi aux autres et à la vie. L'intuition est un état de disponibilité. Elle est créativité et comme toute création,  naît de notre capacité à nous laisser habiter par plus vaste que notre moi.

Être habité, être créé, être pensé, être respiré... Ce n'est pas moi qui agit mais quelque chose d'insondable et d'indéfinissable qui agit en moi. Cela qui se laisse écouter lorsque je suis tout à fait présent et disponible. Cela qui émerge du silence lorsque l'agitation du mental s'apaise. C'est une Présence.

Alors...cessons de chercher à développer notre intuition; travaillons plutôt à devenir plus spacieux, plus ouvert, plus attentif à ce qui parle sans mots au tréfonds de notre être et se laisse entendre lorsque nous prenons la peine de l'écouter.

Si ce n'est pas moi, qui?

Qu'est-ce que vous remettez sans cesse à demain?

Qu'est-ce que vous imputez aux autres?

De qui ou de quoi vous sentez-vous victime?

Vous voulez bien avancer, mais...

Vous avez envie de vivre mieux, mais...

Vous aimeriez que il ou elle réponde à vos désirs, mais...

Méditez ces citations de Hillel:

"Si ce n'est pas moi, qui? Si ce n'est pas maintenant, quand?"

" Si je ne suis pas moi-même , qui le sera pour moi? Et si je ne vis pas pour moi-même, qui vivra pour moi?"



d'invective en insulte....

Puisque c'est d'actualité, parlons de réaction...

Le Président de la République, invectivé au Salon de l'Agriculture, retourne l'insulte avec l'impulsivité qu'on lui connait.

Il n'est pas question ici d'entrer dans une xième polémique sur Nicolas Sarkozy, mais plutôt de tenter de déchiffrer un comportement répétitif, qui le pousse à dire tout et son contraire au gré de ses impulsions.

J'ai voté pour lui, et aujourd'hui, bien que je ne défende pas son comportement, j'assume mon choix. J'entends par là que, plutôt que de me repentir de mon choix, je tâche de regarder en moi ce qui m'a poussé à voter pour lui. Car j'ai la profonde conviction que nous avons élu un homme à l'image de notre société et donc, de qui nous sommes.

L'incident actuel en est un bon exemple: au delà du fait que l'on s'attendrait à un autre comportement compte tenu de la fonction qu'il occupe, il me paraît plus utile de regarder à quoi ce même comportement nous renvoie. Parce que justement il est Président, sa réaction nous paraît énoooorme, et je dirais qu'elle est surtout plus visible. Elle est donc une bonne opportunité d'ouvrir nos yeux..sur nous-mêmes.

Les conflits d'adultes sont toujours des conflits d'enfants! Ils nous renvoient à nos blessures les plus anciennes et les plus intimes et parce que nous n'en avons pas conscience, nous entrons en réaction. Le Président en est sûrement un bon exemple....

ça ne vous rappelle pas un autre incident?......

Zidane





être présent

Petit à petit, mon chemin m'apprend comment sortir de la réaction, qui n'est que le résultat de la pollution de mon mental par les histoires que je me raconte et les émotions qui en découlent.

Je ne peux pas arrêter mes pensées, elles viennent, c'est tout. Mais je peux, parfois, le temps de quelques dizièmes de secondes, entrer dans la vastitude du silence. C'est indescriptible, au-delà des mots. Mais être entrée quelques fois dans cette espace transforme radicalement ma vie. Parce que je peux progressivement voir combien je suis le jouet de mes pensées et finalement en rire. 

Cela étant dit, penser nous est aussi fort utile. Comment, sans elles, apprendre du passé et construire le futur? Comment développer notre libre-arbitre? Cependant c'est une chose d'utiliser nos capacités intellectuelles, une autre de se laisser engluer par toutes sortes d'histoires sur soi, les autres, le passé et le futur. C'est ce qu'enseigne Le Mandala de l'Être de Richard Moss.

J'ai le choix: vivre un présent pollué par mes pensées sur tous et tout, y compris moi, ou être simplement présent, alerte, vif, éveillé à mes perceptions et sensations. Entrer quelques instants dans l'éternité de l'instant présent passe par ma présence dans mon corps qui, lui, est toujours dans le présent. C'est cela méditer. Et ce n'est pas entrer dans un monastère, c'est aller au boulot, faire le ménage, s'occuper des enfants...

Cela s'apprend. Car nous avons construit nos personnalités, notre moi, autour de nos mécanismes de défense qui nous ont protégés au cours de notre développement. Mais vient un temps où nous pouvons réaliser que ces protections ne nous sont plus nécessaires et c'est un travail de détermination patiente que de nettoyer ce qui nous encombre.

Prendre quelques instants pour retrouver chaque jour, ou plusieurs fois dans la journée, cette allégresse de sentir la différence entre un présent pollué et un présent limpide et spacieux, me conduit à persévérer dans cette voie.






de l'ineffable

Que dire quand il y a tant à dire et que tout est indicible, ineffable, merveilleusement mystérieux?
Il ne se passe rien et c'est dans ce rien que tout arrive...les rêves disent ce que l'on n'ose entrevoir, le corps exprime ce que l'on préfère ignorer, et puis soudain tout s'éclaire, dans un grand sourire à la vie.On se met à comprendre les rires des sages et l'illusoire de vouloir expliquer l'insondable réalité.

Je vous parais obscure? Les mots viendront...à moins que non!

Je peux seulement pour l'instant résumer mon stage par cette parole :" Il est plus facile de se remplir la tête et d'obtenir un diplôme que de travailler à dépolluer l'intérieur."



à bientôt

Tout à l'heure je prends l'avion pour Nice, puis le car vers Cogolin, à côté de Saint Tropez, pour me rendre dans un merveilleux endroit appelé Trimurti, centre de séminaires entre mer et montagne. J'y serai pendant 8 jours pleins, en retraite-apprentissage, pour approfondir le stage que j'ai suivi l'été dernier avec Richard Moss. Pas de notes donc pendant ce temps, et trois vidéos dans les posts ci-dessous sur la quête de Jonathan Livingstone.

Le coeur de l'enseignement que je reçois se résume à ces deux phrases:

"Ma véritable vie, qui je suis, commence maintenant."

"Je suis déjà ce que je cherche."

A tous, belle semaine!


Jonathan Livingstone -Neil Diamond

Jonathan Livingstone-animation

BIRDS - Finding Beauty

 

BIRDS - Finding Beauty
Vidéo envoyée par MissmiMex

Petit montage sur les films "Jonathan Livingston le Goëland" et "Le peuple migrateur"  Accompagnement musical : Finding beauty de Craig Amrstrong