du savoir
Plus j'avance, plus je me demande à quoi sert le savoir? Osho disait que le savoir relève de l'avoir, et la connaissance de l'être. Cela me semble de plus en plus juste. Il ne me semble pas que le savoir m'aide à vivre; certes, il peut m'aider à penser, à développer mon libre-arbitre, à nourrir mon insatiable curiosité. Et en même temps, tel qu'en lui-même, il n'est qu'un remplissage de mon cerveau et ne me permet pas d'entrer dans l'expérience.
Bien sûr, je ne le dénigre pas. Ma petite culture -étalée comme la confiture- m'a apporté beaucoup de plaisir; lire, voir, entendre, des chefs d'oeuvre m'a parfois transporté dans des sphères délicieuses de plaisir et de joie. Toujours provisoires.
C'est en lisant aussi que j'ai appris beaucoup du chemin que je suis. Mais lire ne m'aurait servi à rien si je n'étais entré dans l'expérience. A quoi me sert de savoir que la méditation est une voie vers Soi si je ne la pratique pas? A quoi me sert la théorie de Karpman si je n'essaie moi-même de sortir de son triangle infernal victime-sauveur-persécuteur?
J'adore écouter les esprits cultivés; la modestie de certains est à la mesure de l'immensité de leur savoir. Pour leur développement, nos enfants ont besoin d'emmagasiner un bon bagage culturel. Mais est-ce suffisant? Et surtout, il vient un moment où le remplissage peut devenir un inconvénient, un frein, et il peut être constructif d'être capable de mettre de côté notre science pour tout simplement vivre.
Alors...apprenons, oui; et puis entrons dans l'expérience....







Rédigé par: Michel | le 29/02/2008 à 16:39
Rédigé par: Titophe | le 29/02/2008 à 13:43