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"Il est terrifiant de voir jusqu'où peuvent aller des croyants sincères lorsqu'ils se mettent en tête qu'ils savent. Ne serait-il pas merveilleux de vivre dans un monde où chacun dirait: "Nous ne savons pas"?Un grand mur s'écroulerait. Ne serait-ce pas merveilleux?"
Anthony de Mello - "Quand la conscience s'éveille" Poche Albin Michel
Qui donc est ce "Je" évoqué si souvent par les sages et ici-même par mon humble personne. Impossible en fait de le qualifier car il est au-delà des mots, dans un ressenti puissant d'être autre chose que le nom que je porte et que je peux changer, que le corps qui me transporte et qui se transforme, que mes pensées qui défilent à toute allure.
Alors, qui est-il? Ressentez cette part de vous-mêmes capable de s'observer, cette part de vous qui, de temps à autre, est tellement unifié à votre corps et votre esprit que vous vous sentez , l'espace d'un instant, en paix avec le monde, que vous ressentez cette ineffable communion entre vous et tout ce qui vit, que vous vous sentez en VIE. Plus rien alors ne vient parasiter "Je suis".
Je est cette part constante en nous, au-delà de tous les changements et de toutes transformations, mais il reste l'ultime mystère, indéfinissable.
Lorsque nous construisons un château de sable, la mer peut l'emporter, un enfant l'écraser en passant, et le château disparaît. Mais le sable reste le sable, n'est-ce pas?.....
ATTENTION! J'entends ce matin à la radio que les ampoules basse consommation auaient un champ magnétique qui provoquerait troubles du sommeil, migraines, et autres désagréments dûs à ce qu'on appelle l""effet micro-onde". Il est précisé qu'il est nécessaire de ne pas les utiliser à moins d'un mètre.
Difficile dans ce paysage de savoir que faire! On nous dit d'être écolo et de changer nos ampoules puis on apprend que ces mêmes ampoules auraient un effet néfaste sur nos organismes. Information à suivre...


Ils marchent... anxieux de faire entendre leur silence...et nous rêvons qu'ils soient entendus.
La communauté internationale s'émeut, le temps d'un soupir étouffé. Et le Tibet continue d'agoniser...et bien d'autres encore, trop nombreux pour les énumérer: Tchétchénie, Darfour, etc etc etc...
Alors, Aun San Su Khi, Ingrid Betancourt, le Dalaï Lama, comme hier Gandhi, Luther King et Mandela, tous ceux qui manifestent la liberté baillonnée, ne les oublions pas.
Ne rêvons pas, construisons dès aujourd'hui un monde qui écoute et entend; et ça commence par toutes nos envies de convaincre, tout ce que nous cherchons à imposer, et qui n'est ici que le miroir de ce que se passe là-bas....
La Birmanie est l'un des deux pays qui m'a le plus émue lorsque je vivais en Asie du Sud-Est; c'est le pays où une femme, quémandant mon obole, commença par m'offrir un petit cadeau. Lumières profondes sur les pagodes de Pagan, lumières du lac Inlay, lumières des sourires sur tous les chemins... et ce silence, qui assourdit d'un bout à l'autre de l'Eurasie.
Toutes nos peurs se résument en fait à deux: la perte et la mort.
"Ce n'est pas de l'inconnu que nous avons peur, mais de la perte du connu" disait Anthony de Mello.
La différence? Le vide laissé par la perte de repères, l'angoisse d'une absence intérieure. Imaginons alors qu'en sautant dans l'inconnu nous ne perdions rien. Si j'emprunte un chemin inconnu, serai-je différente? Qui je suis sera-t-il différent? Mes ressources intérieures seront-elles différentes?
Alors, regardons les choses différemment et au lieu de nous faire un monde de l'inconnu, regardons ce que nous croyons devoir perdre et ce qu'il nous reste à explorer. Car nous sommes des explorateurs, rien moins, rien plus. Et l'explorateur ne perd rien, bien au contraire, il voyage à la découverte de ce qui va l'enrichir: il traque, regarde, s'émerveille.
A méditer...
Echange entre Thomas, mon dernier fils de 12 ans et sa soeur aînée, 35 ans dans 10 jours et 7 enfants:
"-Tu travailles pas, toi!...
- Moi? Je suis chauffeur, infirmière, médecin parfois, maîtresse d'école, femme de ménage, cuisinière, couturière, baby-sitter... non, tu as raison, je ne travaille pas....
Sommes-nous tous des égoïstes?.........Oui, bien sûr! N'en déplaise à toutes les âmes généreuses...Notre nature est ainsi faite qu'à chacun de nos actes correspond un plaisir, ou pour le moins une satisfaction: donner, offrir, faire son devoir, aider, soigner, sont autant de dons qui, s'ils soulagent ou rendent heureux leurs récipiendaires, nous apportent un contentement certain.
C'est un fait difficile à accepter. A chacune de nos actions correspond un bénéfice, conscient ou inconscient. Ceci ne signifie pas que nous donnions dans l'espoir d'un retour, d'une récompense,non,non. Ce retour nous l'obtenons immédiatement, à l'intérieur de notre être, heureux du don fait.
Anthony de Mello, célèbre jésuite, auteur de plusieurs ouvrages dont "Quand la conscience s'éveille" et réfuté par la Cardinal Ratzinger, gardien de la doctrine et aujourd'hui Pape, disait: "Il y a deux types d'égoïsme: Le premier est celui où je m'offre le plaisir de me faire plaisir. C'est ce qu'on appelle l'égocentrisme. Le second est celui où je m'offre le plaisir de faire plaisir aux autres."
Le problème vient du fait que le terme "égoïste" éveille automatiquement chez nous un jugement moral. Mais qu'y-a-t-il de mal à se faire du bien? La question n'est pas là, mais d'agir en conscience, d'être éveillé à ce qui est notre motivation profonde. Les préceptes religieux nous ont enjoint de nous occuper d'abord des autres en niant notre nature profonde. Donner devient en conséquence lourd et pénible au lieu d'une joie profonde.
Alors, soyons égoïstes, occupons-nous de notre ego! En l'accueillant nous nous autorisons à accueillir celui des autres...donnons, partageons, aidons, tendons la main, pour notre propre plaisir...Ayons le coeur léger!
Ainsi, nous apprendrons aussi à recevoir, car recevoir est autre façon de donner, d'accorder à l'autre le plaisir de donner...et de se donner ce même plaisir. Voyez comme tout se tient...
Avez-vous remarqué le temps que nous passons à parler des uns et des autres? Franches critiques ou galéjades, nous émettons à longueur de journée des jugements sur les personnes.
D'abord, nous confondons les personnes et leurs comportements; ensuite, au lieu de parler de notre ressenti face à ces comportements, nous mettons les personnes en accusation.
Vous vous rappelez la phrase de Jésus? "Au lieu de regarder la paille dans l'oeil de l'autre, regardez la poutre dans le vôtre." L'éducation de la plupart d'entre nous a transformé cet enseignement en culpabilité aveuglante. Or, il ne s'agit pas de s'auto-flageller, mais au contraire de prendre conscience de ceci:
Dès que nous sortons de l'observation, nous entrons dans le jugement; dès que nous portons un jugement sur l'autre, nous entrons dans la projection de nous-mêmes.
Car nous regardons ce qui nous dérange chez l'autre avec d'autant plus d'acuité que nous ne le voyons pas chez nous.
Il convient donc d'être attentif à toutes sortes de jugements que nous émettons ou entendons. Pas pour battre notre coulpe. Plutôt pour prendre conscience de ce qui se passe. Regardons-nous sans concession et sans reproche. Nos défauts ne sont pas des fautes mais des comportements que nous avons mis en place pour nou protéger. Voyons-les pour ce qu'ils sont: un voile posé sur qui nous sommes vraiment. A partir du moment où nous pouvons voir cela, il devient bien plus facile d'accueillir ce qui fait ombre dans notre personnalité.
à suivre...
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