Francis Cabrel - La Corrida
Francis Cabrel - La Corrida
Vidéo envoyée par Quarouble
Voilà, j'y suis allée. demain, mon feed-back, et en attendant...Mr Cabrel

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Voilà, j'y suis allée. demain, mon feed-back, et en attendant...Mr Cabrel
Ah! j'avais oublié! et comment pouvais-je oublier? ce soir, pour la première fois, je vais à la corrida. Je m'imagine déjà la main sur les yeux, doigts écartés, comme lorsque je regarde un film d'horreur. A priori, ce n'est pas ma tasse de thé, la Vie, sous toutes ses formes, m'est bien trop chère. Mais je n'aime pas parler de ce que je ne connais pas; et cela fait partie de la culture et des traditions de cette région. J'ai hésité jusqu'à la dernière minute, ai même tenté de me décommander, mais ma fille aînée, dont le mari est aficionado, m'a dit que cela lui ferait plaisir que je vienne. Touchée! Alors, je vais m'y essayer, en tentant au maximum de garder mon objectivité... à demain pour le feed-back!
Ce soir, sur France 3, un documentaire sur les bonnes manières...doit-on dire "bon appétit" au début d'un repas , un homme doit-il laisser une femme passer pour entrer dans un restaurant , etc...? Ces usages, pour désuets qu'ils puissent paraître, sont générateurs d'une bonne cohésion sociale. Bien sûr ce ne sont que des codes: trop rigides ils nous conduisent à l'exclusion de l'autre, inexistants ils nous plongent vite dans l'irrespect.
Alors, allons-y:
- doit-on dire "bon appétit" au début du repas?
- un homme doit-il laisser passer la femme qui l'accompagne lorsqu'il entre dans un restaurant?
- doit-on apporter des fleurs à la maîtresse de maison lorsqu'on est invité?
- met-on les pointes de fourchettes vers le haut ou le bas?
- lorsqu'on s'adresse à une personne, doit-on dire "monsieur" ou "madame" ou bien "monsieur duchmol" ou madame "tartenpion"?
- où met-on le morceau de pain que l'on a pris dans la corbeille, dans ou à côté de l'assiette?
- peut-on manger avec le couteau?
- quand commence-t-on la dégustation du met?
- où se place un homme quand il marche à côté d'une femme sur le trottoir?
Il y en a évidemment beaucoup, beaucoup, beaucoup d'autres...plus ou moins oubliés, remémorés, utiles et inutiles, simple respect de l'autre ou pure convention, à vous de voir...
Et pour finir cette citation du grand William: "Le monde entier est un théâtre, et tous, hommes et femmes, en sont les acteurs."

Presque sans commentaires...les responsables de campagnes anti-tabac promettent des photos dissuasives sur les paquets de cigarettes, comme s'apprête déjà à le faire la Grande-Bretagne. L'effet des messages écrits s'émousse, parait-il. On ne les voit plus...sans doute parce que la peur n'a jamais motivé personne à long terme.
J'ai arrêté de fumer (pour le xième fois) il y a 4 mois, pas par peur de me faire du mal mais pour me faire du bien...nuance...
La photo ci-dessus est en tous cas pour moi plus parlante que des mâchoires noircies et atrophiées, des poumons carbonisés ou une langue ulcérée...d'accord, il est écrit "danger de mort", et on pourrait se passer de ce message, mais l'explication me parait plus constructive que des photos rebutantes.
Quand on sait en outre que le pendant de ces messages et photos est une taxation outrancière qui fait les choux gras de l'état, on se demande bien où se cache la cohérence...
L'un des derniers livres que j'ai acheté est "Le dictionnaire généalogique des prénoms" de Gérard Athias.
Si tout a un sens, le prénom que nous portons, celui que nous donnons à nos enfants, trouvent leur origine dans nos mémoires, le plus souvent inconscientes. Lorsque je me vivais à Saigon et étais responsable d'une oeuvre d'adoption, je me souviens avoir encouragé les parents adoptifs à donner un prénom de leur choix à leur enfant en plus du prénom de naissance. C'est le choix que j'avais fait pour mes propres enfants: Christopher-Carlos, Sarah-Maria, Thomas-Santiago. Je ne m'étais pas penchée sur les travaux de Gérard Athias, mais je savais l'importance vibratoire de se projeter au travers du prénom choisi. Adopter, c'est accomplir une greffe entre deux histoires, deux vies, deux âmes, deux coeurs. Quelques parents préféraient laisser leur seul prénom d'origine à leurs enfants, cela m'a toujours paru dommage, même si je respectais leur choix.
Bien sûr certains prénoms évoquent clairement une vieille tante, un grand-père, un lointain aïeul ou un certain héros familial.Certains se transmettent de génération en génération, de père en fils et de mère en fille, affublant les enfants d'un poids impossible et parfois ce qui était courant ou joli il y a quelques décennies ou siècles parait aujourd'hui ridicule.
L'histoire ne se limite pas à ces choix conscients et il est intéressant, pour comprendre notre identité et d'où l'on vient, ou encore l'origine de certains de nos maux, de se pencher sur la question. Gérard Athias dit ceci: "Le nom se traduit littéralement par "là-bas", c'est-à-dire qu'il donne la direction, le sens. Avoir un nom, c'est avoir un sens. nos parents nous donnent surtout des informations sur notre histoire familiale".
Quelques exemples, résumés bien sûr:
Cécile: étymologie: aveugle, privée de lumière. "ce prénom vient raconter l'histoire d'un orphelin dans la généalogie ou d'un enfant qu'on avait dissimulé....Ce prénom raconte également une colère qui pourrait bien empêcher Cécile d'avancer....etc...
Tiphaine: idem Théophane = Théodore = cadeau de Dieu. "...raconte que l'un des parents n'a pas eu voix au chapitre; quel est celui qui n'a pu pu se faire entendre et qui e vit dans un sentiment d'injustice profonde?...Il aura tendance à commencer à commencer énormément de choses sans les achever, montrant ainsi sa programmation de ne pas aller au but...etc...
Isabelle: = Elisabeth = dieu est mon serment, le repos divin. "...implique une difficulté à vivre la vie courante des hommes...mémoires de couteaux et d'agressions...mémoires de stérilité et de grossesses non-naturelles...à la recherche de la sérénité, elle sera en quête de développement personnel....etc...
Michel: qui est semblable à Dieu. "...on cherchera dans la généalogie l'enfant élevé par deux mères...implique une incertitude, une indétermination...difficulté à choisir...dans sa généalogie douleur d'une séparation inconsciente...culpabilité...auto-critique de lui-même...jardin secret...etc
Christophe: = Christian = chrétien, partisan du Christ. "raconte une profession de foi familiale...trajectoire de sacrifice...mémoires d'accident, de rancoeur vis-à-vis des femmes de sa lignée...se sentira souvent humilié...on cherchera la manipulation familiale et la trahison de la parole donnée...sera porteur du verbe, mais s'épuisera dans la communication et se réfugiera dans l'exil...mémoires de regrets amoureux, de couple mal assorti, de manque de loyauté, de recherche du père...etc...
Bon... ça vous intéresse? La suite dans le bouquin...
Quelqu'un sait-il comment s'appelle cet insecte trouvé dans mon jardin? est-ce un grillon?
Je connais ma tristesse, elle est liée au sentiment de séparation. Prendre conscience de ce qui ce joue alors, la vieille histoire que je me raconte, à quoi ce qui se passe maintenant me renvoie et qui n'est que du passé, du vent. Accueillir l'étreinte intérieure et les larmes qui pointent le bout de leurs gouttes...
Ce n'est pas la solitude qui me pèse: c'est une vieille amie que j'affectionne car avec elle je ne me sens jamais seule!!!
C'est la séparation, l'éloignement, la perte, le sentiment du bébé qui ne voit plus sa mère et se demande si elle n'a pas disparu pour de bon. Désespoir de l'enfant qui ressurgit du fond de ma mémoire.
Heureusement, tout ce que j'ai appris sert à quelque chose. Je sens bien les tremblements de ma respiration, et mes doigts qui s'agitent pour écrire plus vite. Et je sais d'où ça vient, et où ça ira...C'est réconfortant et cela me permet d'aller déjà mieux.
Chacune de nos émotions nous parle de notre histoire personnelle. Il nous suffit alors de l'écouter, d'entendre ce qu'elle a à nous dire et que souvent, dans notre quotidien pressé, agité, non-pendant, nous oublions. nous pouvons les remercier de nous guider vers nous-mêmes. Et je vous assure que ça soulage!
L'un après l'autre, ils s'en vont. De plus en plus jeunes. Et nous, leurs mères, moi, leur maman, nous sentons amputées d'une partie de notre être. Même si nous savons qu'ils ont leur propre vie à vivre, même si nous les poussons dehors, même si notre vie ne se limite pas à la leur.
Ma seconde fille, 18 ans, dans la hâte de ne plus dépendre de personne, ce qui à son âge, signifie ses parents, est partie il y a un mois; mon fils, 20 ans, vit chez son père depuis un an et aujourd'hui a quitté le foyer maternel après deux mois de vacances; et le troisième, 12 ans, redoute l'hiver qui approche, enfant unique désorienté par l'absence de ses frère et soeur.
Ce soir, j'ai le coeur gros. Souvent je grogne, marmonne, maugrée, vitupère, et puis...la maison devient silencieuse...le petit déjeuner qui traîne, les serviettes de bain au sol, les mégots dans tous les coins, les répliques et discussions sans fin me manquent. Mes tripes saignent.
C'est cyclique...le débat sur l'école et le collège resurgit, il y a peu c'était de l'université que l'on débattait. Des rapports sont commandés, rédigés et remis et on glose à l'infini sur les réformes nécessaires...sans jamais voir de réels résultats. En matière d'éducation nationale comme pour le reste, les Français veulent des réformes mais pas le changement...
Alors perdurent les rythmes scolaires trop lourds, les cartables écrasants, la pédagogie sans la psychologie, les bourrages de crâne sans apprentissages, et j'en passe. L'école inculque des savoirs, mais pas de savoir faire et encore moins de savoir être.
Le corps enseignant se plaint du manque de moyens et c'est une réalité. Les relations parents-profs sont quasi-inexistantes, les uns et les autres se rejetant la responsabilité des échecs. Et les petits français sont les plus stressés du monde!
Quand donc l'école deviendra-t-elle une école de la vie?
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