de la patate chaude
Qu'est-ce qu'on fait, à 4 heures du mat, quand on ne dort pas? on blogue...
On regarde les jours qui viennent de passer, devenus souvenirs à jamais. Il y a eu ce moment où j'ai fait une passe remarquable de patate chaude...vous connaissez? Refiler la patate chaude est l'art de refiler à quelqu'un d'autre un problème qui vous dérange vraiment, un sentiment désagréable, une peur. On se confie, on partage, on se décharge sur l'autre de ce qui pèse et l'on y est si adroit qu'on se sent soi-même beaucoup mieux et l'autre beaucoup plus mal qu'avant la conversation. On a rarement conscience de le faire ni de se brûler en recevant le paquet. C'est pourtant bien ce que j'ai fait!
Pour éviter une patate bien brûlante, il est nécessaire de garder la juste distance envers son interlocuteur pour ressentir à la fois de l'empathie sans se sentir personnellement concerné par ses dires. Quant à soi-même, pour prendre conscience de ce que l'on est en train de faire, il est essentiel de savoir que nul ne peut porter nos fardeaux à notre place. Ami, coach, thérapeute, sont autant d'interlocuteurs bienveillants. A la différence du premier, les deux autres savent qu'un client/patient peut être très fort à ce petit jeu en transposant sa difficulté sur eux. Si les conseilleurs ne sont pas les payeurs, ils peuvent en revanche être tenus pour responsables de l'absence de résultat du conseil suivi. Une seule solution: renvoyer la personne à elle-même par un juste questionnement et la douce confrontation à son comportement.
Heureusement, j'ai pris conscience de ce que j'étais en train de faire et ai pu exprimer mes regrets auprès de l'ami concerné, bien marri de ce que j'avais fait peser sur ses épaules. Tout est rentré dans l'ordre et c'est un bel apprentissage pour moi de pouvoir me dire que je ne suis pas à l'abri des erreurs ni ne suis meilleure que mes clients... leçon d'humilité, si c'était encore nécessaire.
Ceci me ramène à mon cher aigle totem, si souvent rencontré pendant mes voyages chamaniques. Récemment, il s'est posé sur l'herbe à côté de moi et m'a dit ceci: "Si tu veux voler aussi haut que moi, tu dois pouvoir te mettre aussi à la même hauteur que moi au sol." Etonnée, je tâchais de m'accroupir afin que ma tête ne dépasse pas la sienne et ça ne marchait pas. Alors, je m'allongeais. "Non, non, me rétorqua-t-il, tu n'as pas besoin de te coucher; juste être assez souple pour te plier." Leçon comprise.







Rédigé par: Fiso | le 01/08/2007 à 15:50
Rédigé par: bénédicte | le 28/07/2007 à 21:42
Rédigé par: Isabelle à Michel | le 28/07/2007 à 10:13
Rédigé par: Michel | le 28/07/2007 à 07:25