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Construire une équipe, constituée de personnes venant d'horizons différents, chacun ayant sa propre histoire, ses croyances, ses valeurs, ses soucis...comment faire? Il s'agit de la rendre cohérente, c'est-à-dire que ses éléments tiennent ensemble pour avancer harmonieusement. Il n'est pas question d'en faire une masse d'êtres identiques, mais d'utiliser la richesse de leurs différences pour qu'ensemble ils visent et accomplissent le même objectif.
La mode a conduit à réunir des équipes autour de challenges absurdes tels que le saut à l'élastique ou des jeux de rôles guerriers. J'ai même vu l'autre jour à la télévision une équipe réunie autour de voitures à la casse et s'acharnant ensemble à les mettre en miettes à coups de massues. Une équipe soudée autour de la destruction est appelée à s'auto-détruire un jour ou l'autre...
Plusieurs pistes semblent particulièrement intéressantes pour créer la cohésion qui rendra l'équipe formée cohérente:
Il s'agit d'une éthique, d'une philosophie, d'une vision d'un développement équitable et durable.
Lors d'un entretien avec une personne inconnue, que ce soit pour des raisons personnelles ou professionnelles, le challenge bloque souvent la plupart d'entre nous. L'entretien d'embauche en est sûrement l'exemple le plus probant.
Voyons comment faire:
N'oubliez pas: la personne que vous allez rencontrer ne tient pas votre vie entre ses mains, elle n'est qu'une part de vous-mêmes que vous créez devant vos yeux pour vous dire ce que vous-même pensez de vous, elle est une projection de l'opinion que vous avez de vous-même. Alors, soyez juste envers vous.
D'abord, il n'arrête pas de pleuvoir depuis 8 jours et j'en ai marre. Après être passés par 27° à l'ombre il y a deux semaines, cette grisaille persistante m'embrume le coeur et les neurones... Enfin, ce matin, malgré les averses promises par Météo France, le soleil fait des apparitions rapides. Et moi, j'ai envie que ce soit le printemps, na! alors, je manie le balai, la serpillère, l'aspirateur et le chiffon. J'ai envie que ça sente le propre, le rangé, le bourgeon, le projet quoi!
Je déteste les travaux ménagers. Mais devant la pagaille, les toiles d'araignées et la poussière envahissante, mes valeurs bien-être, ordre (relatif...) et propretés prennent le dessus. Car c'est bien de cela dont il s'agit: qu'est-ce qui est le plus important pour moi? L'alanguissement, la torpeur, le fondu enchaîné de mon écran au canapé en passant par le bouquin, ou me sentir bien chez moi? En visualisant le résultat, le nettoyage ne m'ennuie presque plus.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, c'est le soleil et la chaleur qui me donnent des ailes. Un peu trop de nuages ou de vaches qui pissent, ça m'endort. Je traîne mes pieds et ma langueur, et moins j'en fais moins j'ai envie d'en faire.
Bon, à part ça, hier pour fuir les vaches du ciel qui inondaient le pays, je me suis réfugiée dans une salle obscure:

Déli-ci-eux! J'ai bien ri, en particulier devant la caricature de Philibert de machindur de machinchouette et d'autres lieux découverts à marée basse... j'ai adoré Audrey Tautou face à sa mère, odieuse, castratrice, posant calmement ses limites sans rompre le lien; je l'ai adoré quand elle a peur d'aimer et d'être aimé. J'ai adoré Guillaume Canet en petit-fils débordé et attentif, tête de lard, et finalement amoureux. Je n'avais pas lu le livre car je m'étais délectée des deux premiers ouvrages d'Anna Gavalda et quand je vois tout le monde, du métro à la plage, se gaver des mêmes pages, ça me donne pas envie...maintenant, je vais peut-être le faire... quand j'aurais fini des 365 bouquins qui m'attendent sur mes étagères...A voir donc, parce que c'est bien fait, parce que c'est romantique à souhait et plein d'humour, parce que c'est remarquablement joué, et enfin parce que dans ce mois de mars qui tire un peu vers février, ça fait bourgeonner le coeur...
Peut-on être objectif envers qui que soit, et en l'occurrence envers les candidats aux élections présidentielles? En d'autres termes, peut-il exister une vérité hors de notre perception, de notre histoire, de nos ressentis. Descartes prenait en exemple le soleil comme valeur objective. Et cependant...le soleil n'est objectif que dans la mesure où nous en avons tous la même vision. Et si cette vision n'était que le fruit de notre capacité de perception? S'il existait une autre réalité que nos yeux ne peuvent discerner? Ce qui est objectif n'est donc que ce qui est commun à plusieurs esprits.
Bref...Objectivement, la politique défendue par x, y ou z, est insupportable, irréaliste, réactionnaire, démagogique, juste, réaliste, etc... Objectivement?
A mon sens, nous regardons chacun des candidats à l'aune de notre propre histoire. Les croyances héritées ne sont pas le moindre des filtres: combien de personnes sont-elles de droite ou de gauche par tradition familiale? Notre histoire individuelle crée de même un filtre épais qui nous empêche de regarder et d'écouter en toute objectivité: ainsi s'est créé le rêve que j'ai fait. Pourquoi Ségolène Royal est-elle apparue de façon si désagréable dans mon rêve? Il serait un peu simpliste de penser que seul son leadership politique soit en cause: mon inconscient, au travers du rêve, m'explique pourquoi cette femme m'est antipathique et cela n'a rien à voir avec les idées qu'elles défend. Elle me renvoie à une part de mon histoire. Je ne partage pas les idées de Nicolas Sarkozy, et pourtant, peu ou prou, l'homme m'est finalement plus sympathique que sa rivale. Quant à F. Bayrou, l'ego surdimensionné dont il souffre, parait-il, ne me dérange pas trop. Peut-on espérer devenir Président de la République sans un ego boursouflé?
D'un côté, donc, les idées que je partage, ou pas. De l'autre, ce que m'inspire la personne qui les transmet. Cette part prend sans doute plus de place que nous voulons bien le croire. Nous parlons de personnes que nous ne pouvons pas sentir, de réactions épidermiques...nos corps nous renseignent sur ce que provoquent en nous chacun d'eux. Et puisqu'il s'agit de nos corps, il n'est question alors que d'une subjectivité élémentaire.
Et ceci me conduit à la question essentielle de Jung: "Quel archétype suis-je en train de vivre?"
Archétype? L'archétype est ce qui me modèle, structure mes images mentales, organise ma vie psychique. C'est un réservoir de représentations collectives. Et il est activé indépendamment de ma volonté.Les archétypes sont donc, par leur réseau de représentations, ce qui circule dans l'inconscient collectif et ce qu'en tant qu'individu, j'en récupère. Jung en dit: "Les archétypes...sont des forces vitales qui demandent à être prises au sérieux et qui prennent soin aussi, de la façon la plus bizarre, de se faire valoir." L'ange, le diable, le dragon, le chevalier, sont autant d'images universelles, archétypales.
Ségolène Royal véhicule l'archétype de la mère et de la sirène, ceci expliquant sans doute cela... Nicolas Sarkozy, nous renvoie sans doute à celui du dominateur, du conquérant, César...et Bayrou à l'anti-héros, le cow-boy, individualiste et courageux.
Alors, lorque nous faisons le choix d'un candidat, qui, en nous, choisit? Et celui qui sortira vainqueur des urnes, représentatif de la majorité des Français, que nous dira-t-il de notre inconscient collectif?
Parce que je parle de mon rêve de Ségolène, un commentaire me taxe de subjectivité. Certes, les élections approchent et ce n'est pas mon objectivité qui va déposer un bulletin dans l'urne!
Alors, soyons clairs, je voterai Bayrou, même si je regrette qu'il ne transforme pas son "ni...ni" en "et...et": et certaines idées de droites et certaines idées de gauche. Je suis sûre qu'il gagnerait en crédibilité en sortant d'une certaine exclusion des uns et des autres. Je suis convaincue qu'il y a des compétences à droite comme à gauche, et je suis fatiguée d'entendre depuis des décennies les uns et les autres se tirer dessus à boulets rouges dès qu'une idée vient du camp dit adverse. Ne serait-ce pas cela développer notre objectivité?
Cela étant dit, mon objectivité me pousse à insister sur ceci: les électeurs de Le Pen ne sont pas tous des fachos, ceux de Sarkozy des flics, ceux de José Bové des arracheurs de plants de maïs, et ceux de Ségolène Royal des descendants de Lénine, sans oublier ceux de Marie-George Buffet qui ne défendent pas tous le goulag...
Quant au 2ème tour...
J'ai fait hier un drôle de rêve: Ségolène Royal était là, dans une espèce de tailleur d'un bleu-marine usé. Sa veste était maculée de grosses tâches et je disais: "ah! elle est vraiment pas nette, cette femme, elle est dégueulasse." Puis, au moment de prendre un bain, je m'aperçois qu'elle en a pris un juste avant moi et qu'elle a laissé sur la baignoire des emballages de traitements gynécologiques! Et je me disais encore: "elle est vraiment pas nette!"
C'est vrai que sous ses sourires électoraux, je ne sens pas cette femme. Quelque chose me dérange: ce n'est même pas une question de politique qui m'empêchera de voter pour elle. C'est ce sentiment de fausseté que dégagent ses discours, fluctuant au gré des sondages et de ce que je crois une écoute simulée des Français. Certes, elle n'est pas la seule à nous gaver de démagogie, mais elle me semble être experte en gavage.
Cela étant dit, je sais que les personnages de nos rêves représentent toujours une partie de nous-mêmes. Alors, cette femme en uniforme bleu-marine, bon chic-bon genre, tâchée d'encre et de graisse, quel rapport a-t-elle avec la petite fille que j'étais, en jupe plissée et col claudine, broyée par une culpabilité existentielle venue de je ne sais où? Et cette femme qui suit un traitement pour une mycose quelconque, qu'a-t-elle à voir avec celle que j'étais à 20 ans et qui soignait sa féminité? Et surtout, quelle part de moi a encore du chemin à parcourir pour entrer dans l'amour inconditionnel de soi et de son histoire?
Nos rêves sont des puits d'enseignements sur nous-mêmes....
suite à un mail d'Ardalia (Bulle de Papier): oui, en effet, quel est ce sentiment de salissure, de mensonge, qui me dérange dans ce rêve? Et bien...si Ségolène me renvoie à moi-même, quelle part de moi se ment? Devinez...l'ego bien sûr, comme d'hab et comme tout le monde...Merci Ardalia!
7 coffrets en pierre découverts à Jérusalem en 1980 créent aujourd'hui la polémique en raison d'un documentaire réalisé par James Cameron, l'auteur de Titanic. Ces ossuaires contiendraient les ossements de Jésus, Marie-Madelaine, Judas leur fils, Joseph le frère de Jésus. L'Eglise catholique monte au créneau, pour ne pas dire au plafond ou au cocotier, scandalisée par la remise en question de la foi qu'elle enseigne depuis un peu plus de 2000 ans. Cette découverte, si elle est authentique, remettrait en cause la Résurrection du Christ et son Ascension.
Curieusement, cette révélation ne me pose pas question et ne dérange pas ma foi. Il est vrai que, bien que née et ayant grandi dans la religion catholique romaine, je ne me reconnais plus dans ses dogmes. Son interprétation de la vie et des enseignements de Jésus ont maintenu des générations sous sa férule, allant ainsi à l'encontre de son message essentiel: le Royaume de Dieu est ici et maintenant et notre liberté réside dans le chemin qui y mène, c'est-à-dire à l'intérieur de soi.
Je ne sais pas si le Christ est ressuscité et monté au ciel et cela ne change rien à ma foi. D'abord, je crois effectivement possible pour un être éveillé de maîtriser son corps au point de dépasser la matière et le monde tri-dimensionnel que nous percevons. Je crois aussi que notre corps ne se limite pas à celui que nous voyons et que nos corps ethérique, astral, mental, causal, invisibles à la plupart d'entre nous, survivent à notre corps physique, au moins quelques temps. La plupart des traditions -hormis le judaïsme et l'islam- parlent de 3 jours nécessaires avant les funérailles, enterrement ou crémation. C'est le temps de séparation du corps physique et des corps subtils, de l'âme.
Je crois que, ayant maîtrisé la matière, Jésus a pu proposer à Thomas de toucher ses blessures. Je crois que son corps subtil a pu s'élever dans le ciel et disparaître à la vue de ses disciples. Je crois que tout est possible. Et je crois enfin que l'essentiel est sa parole: "Je suis le Chemin", qui n'est pas un diktat mais l'espace de liberté intérieure, la conscience du "Je suis" qui dépasse l'homme Jésus. "Ce que j'ai fait, vous le ferez aussi, et même bien plus": l'important n'est donc pas à mes yeux les règles imposées par l'Eglise, qui décide à quoi nous devons croire ou pas, mais vit dans l'extra-ordinaire capacité de l'homme à exprimer le divin en lui.
Alors, que Jésus ait aimé Marie-Madeleine et ait eu un enfant, ou pas, que ses ossements soient dans ces urnes, ou pas, n'a guère d'importance. Il était Dieu et il était homme, ses restes peuvent bien être ici, comme les nôtres, car Jésus ne s'est jamais déclaré supérieur au reste de l'humanité. L'essentiel de son être est dans le Royaume, et nous pouvons nous aussi dépasser les lois physiques pour l'y rejoindre.
Un autre tombeau du Christ se trouverait au Cachemire. Ayant survécu à la crucifixion, Jésus serait parti vers l'est, où il aurait enseigné, de l'Afghanistan au Ladakh, pour mourir en Inde.
Que croire? Et qu'est-ce qui est vraiment important? Ce qu'il a fait de son corps ou ce qu'il nous a transmis?
Lorsque je vivais à l'étranger, tant en Afrique qu'en Asie, nous avions coutume de négocier ferme les objets que nous achetions dans les échoppes. Dans les premiers temps, je n'osais pas marchander, puis je suis devenue experte en négociation.
Mon village est connu dans la région pour sa brocante mensuelle qui occupe tout l'espace. De l'école à la place de la mairie, la grand place, les ruelles, les stands laissaient tout juste la place nécessaires aux badauds . Les gens viennent de partout vendre et acheter meubles, bibelots, électrophones des années 50, poupées des années 70, vêtements sans âge. Cette fois j'avais réservé un espace avec une amie pour me débarrasser de quelques souvenirs multi-générationnels qui encombrent mon intérieur, au sens propre comme au sens figuré. J'ai vu débarquer, dès 8 heures du matin, les professionnels qui repèrent de loin les objets intéressants et sur lesquels ils pourront faire une belle culbute! Puis les promeneurs, les habitués qui recherchent un cadeau, ont envie de se faire plaisir et de terminer la journée en se disant qu'ils ont vraiment fait une affaire.
Mes verres en crystal B. des années 40 étaient magnifiques mais inutilisables, comme ces gros bouchons de carafe que l'on garde au coffre de peur de se les faire voler. Mes foulards H. n'avaient plus grand chose à voir avec mon style de vie actuel. A quoi pouvait me servir des burettes en faïence x ou un vase en porcelaine y hors de la vitrine où ils étaient en sécurité?
J'ai fait le tri, c'était difficile et thérapeutique. Un vague sentiment de culpabilité m'envahissait au départ de chaque objet. N'étais-je pas en train de trahir ma famille? J'étais en fait en train de franchir un pas supplémentaire veers mon autonomie: il y a encore peu de temps, j'aurais donné tous ces objets à mes proches. Cette fois, j'ai décidé que le produit de la vente servirait à nous faire plaisir, à mes enfants et moi.
Récemment, j'ai changé le disque dur de mon ordinateur...la brocante d'hier en est une suite logique.
Cela étant, je souriais en me disant que les rôles avaient changé et que c'était moi le propriétaire du souk! " tri bô, tri ancien, monsieur" "pas chérrr" "vous savez, j'ai dû mal à m'en séparer, alors faîtes un effort" et en fin de journée, à l'heure où tout le monde brade: "c'est la fin, alors j'ai beaucoup baissé le prix, je ne peux pas aller au-delà" racontai-je sans vergogne alors que je n'avais pas enlevé un centime au prix du matin!
Thomas a vendu quelques soldats, quelques voitures, quelques jeux de Gameboy et Playstation. Il était content mon fiston, il va pouvoir s'offrir le jeu de PS2 de ses rêves!
Voilà. C'était une belle journée. Hier soir, j'étais épuisée et légère. Reste à choisir que faire de cette somme...
Au-delà du jeu apparent, l'exercice de détachement fut le plus profitable. Une part de moi tenait à ces objets, l'autre avait conscience d'accumuler et de conserver pour le seul plaisir de la mémoire et d'avoir. Nos étagères sont ainsi remplies de souvenirs qui nous appartiennent pas. M'en séparer ne m'enlève rien et au contraire me donne beaucoup; je ne fais pas le vide, je m'eplis d'autre chose: petits pas à petits pas, la simplicité s'installe.
j'adore!
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