De la désinformation à la propagande, nous savons que politiques et médias ont aujourd'hui les moyens de nous dire ce qu'il ont envie de nous dire. Ce qu'ils veulent nous dire, tout ce qu'ils veulent nous dire, rien que ce qu'ils veulent nous dire...
Manipulations de photos, de videos, informations tronquées ou déformées, il est important de garder un certain recul. Comme le disait Gandhi: "Ce n'est pas parce qu'une idée se propage qu'elle est vraie et ce n'est pas parce qu'une vérité est tue qu'elle est fausse."
Les sondages, la publicité, la rumeur, sont autant des moyens de formater notre opinion.
Face à cela que pouvons-nous faire? Il n'est pas question de devenir paranoïaque en vivant dans le doute permanent de toute l'information que nous recevons. Certains sites internet se sont faits les chantres de cette paranoïa et partent du principe qu'on nous cache tout. Peut-être...et en même temps, ils nous incitent et nous ancrent dans l'idée que nous sommes de pauvres victimes. Vu sous cet angle, nous sommes totalement impuissants, collectivement et individuellement. Et leurs méthodes sont éventuellement aussi manipulatoires que ce qu'elles dénoncent.
Nous ne sommes victimes de rien, nous ne sommes pas des objets manipulés par de supposés grands manitous de la manipulation. Certes, la manipulation de l'information existe, sachons-le. Et développons notre esprit critique.
Cela commence par notre environnement proche:
- ne propageons pas d'idées ou d'informations dont nous n'avons pas vérifié la source. L'exemple des hoax reçus sur nos mails en est une bonne illustration: promesses de cadeaux (champagne, téléphone) ou appel à notre compassion (enfants malades malheureusement disparus depuis longtemps)
- développons le discernement face à nos croyances: nous avons tendance à croire ce qui confirme nos croyances
- découvrons et analysons par nous-mêmes: la bonne foi n'est pas garante de la vérité. Un ou une amie peut nous révéler une information et notre affection nous voiler la face: nulle parole ne fait autorité, personne ne peut savoir à notre place, nous sommes seuls juges. Il est de notre responsabilité d'aller à la source.
- discernons nos propres fonctionnements: nous est-il arrivé de faire circuler une information sans l'avoir vérifié? Quelle était notre motivation? Soyons lucides: sous couvert de bons sentiments, c'est le pouvoir que nous cherchons dans ces circonstances: je sais quelque chose que tu ne sais pas
- osons sortir des normes, osons être nous-mêmes: le politically correct nous pousse à adopter une vision uniforme. L'individu disparait derrière la masse. Créons notre propre opinion.
- sortons de l'ignorance et de l'émotionnel. L'ignorance développe la peur, la peur nous conduit à croire tout ce qui est supposé nous rassurer; nos émotions sont des voiles posés sur l'analyse rationnelle
- et enfin, ne croyons rien que nous n'ayons expérimenté nous-mêmes. Nul gourou ne sait à notre place. Même si nous avons pu vérifier 100 fois qu'il avait raison, la 101ème fois peut s'avérer erronée pour nous.
Encore une fois, c'est par le développement personnel que passe le développement collectif.





Rédigé par: Titophe | 25/10/2006 à 11:53
Rédigé par: LyRiAnN | 23/10/2006 à 18:41