s'aimer pour aimer la terre
Aimons-nous notre planète? La terre, l'eau, l'air, et tout ce qui l'habite du minéral à l'humain?
Qu'entendons-nous lorsque nous disons que nous aimons? Grandir et s'accomplir ensemble, donner et recevoir, respecter, ? Intimité, humour, partage, confiance?
4.200 enfants meurent chaque jour dans le monde du manque d'eau potable.
150.000km² de forêt, soit l'équivalent de fôret française, disparaissent chaque année
24% des maladies dans le monde sont dues à des causes environnementales
La liste est longue...
"Chaque citoyen est éduqué depuis l’enfance à acquérir les connaissances pour servir le nouveau dogme, à besogner et à consommer pour élever le PIB et le PNB de son pays. Ce principe produit un système qui fait de chaque nation une entreprise compétitive en guerre économique contre les autres nations et de chaque individu un concurrent de son voisin.
Maladies, famines, montée de la violence, surconsommation de médicaments anti-dépresseurs, mal-être et insécurité croissants, changements climatiques, pollution de tous les écosystèmes terrestres et des biens communs les plus précieux (eau, air, terre...etc.)... tous ces phénomènes dramatiques pour une société soit-disant évoluée trouvent leur origine dans cette idéologie productiviste et marchande qui propage une fausse idée de la vie.
La notion de progrès traduit alors et surtout des acquis matériels monnayables et, au lieu d’équité et de bien-être, génère des disparités planétaires colossales. Un cinquième du genre humain concerné par ce progrès consomme les 4 cinquièmes des richesses planétaires ... " dit Pierre Rahbi.
Alors...aimons-nous? et comment mieux aimer notre terre?
Aimer l'autre passe par l'amour de soi. Bien sûr il est essentiel d'alerter sur nos conditions de vie, de prendre des mesures pour protéger, respecter, donner à notre planète le meilleur de nous-mêmes. Mais le travail de chacun sur l'amour de lui-même est le passage vers l'amour de tout ce qui vit. Nous sommes collectivement enfermés dans une grande mésestime de nous-mêmes, et ce, malgré certaines apparences.
Lever les voiles de la culpabilité, du manque de confiance, de l'impuissance pour mettre en lumière qui nous sommes vraiment derrière ces ombres.
Tout ce qui est dedans est dehors et tout ce qui est dehors est dedans. Et c'est dedans que nous pouvons agir en premier lieu. Personne n'a la manette à changer l'autre ni le monde. Mais nous avons tous la capacité de nous transformer.
Nous cherchons le bien-être à tous prix. Et si nous remplacions ce mot par amour? Car n'est-ce pas de cela qu'il s'agit vraiment? La quête actuelle du bien-être est-elle la recherched'un meilleur confort ou, profondément, n'est-elle pas la quête d'amour, de reconnaissance de cette énergie sans fin en nous qui ne demande qu'à rayonner?
Bien-Être n'est pas être bien mais bien dans son Être.
Les manifestations de la terre, cyclones, tremblements de terre, inondations, tsunamis, ne sont pas des mouvements de colère de la planète pour nous punir. Nous nous polluons, nous nous accusons, nous nous desséchons, nous nous noyons, nous nous construisons de guinguois, nous cultivons de façon anarchique. Comment nous traitons-nous? Aimons-nous notre planète intérieure?

Quelles relations entretenons-nous avec l'argent? Le retenons-nous, comptons-nous chaque sou, ou au contraire file-t-il entre nos doigts ou nos poches percées? N'en avons-nous jamais assez ou bien avons-nous tendance à l'ignorer?






Les commentaires récents