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ciné + petite lecture

18464333 Ben oui, j'lai vu! du Spielberg tout craché quand il nous entraîne dans une vision humaniste de la vie. Un moment de lassitude de ma part quand les explosions et les tirs à vue se succèdent. Globalement j'ai beaucoup aimé: comment ne pas être sensible à la descente aux enfers de ce père de famille presque comme tout le monde que la vengeance rend fou. Comment ne pas voir que la haine engendre la haine et ne résout rien, car comme le dit le héros, chaque individu assassiné est remplacé par un autre, plus dur encore. Plongée dans l'absurde. Et comment ne pas remarquer les deux tours, au fond du dernier plan, encore debout. A lire l'excellente critique de Telerama

Guiderespectnew Pour 1€, aider l'Association Ni putes ni soumises, en offrant à nos enfants ce petit guide du respect. En vente chez Carrefour et à la Fnac. En espérant que l'education Nationale le distribuera dans les collèges et les lycées.

Qui? Quoi? Comment?

L'accompagnement de coaching se résume la plupart du temps à trois questions: Qui? Quoi? Comment?

Qui: Qui suis-je? quelles sont mes valeurs, mes besoins, mes talents, mes croyances? Quel sens je donne à ma vie? Et ultimement, Qui suis-je vraiment?

Quoi?: Qu'est-ce que je veux? quel est mon objectif?

Comment? Quel chemin prendre, comment y aller?

Il arrive souvent qu'un client arrive avec ce qui est pour lui le plus important à ce moment-là: le Quoi? Ce que je veux, mon objectif, là où je veux aller. Et Comment? Comment j'y vais, que faire?

Mais quel que soit le bout par lequel on prend la lorgnette, c'est toujours la même chose que l'on regarde: Qui? Parce que le Qui Je suis est au centre de toute la vie et que de cette conscience découle toute action. Nous avons souvent tendance à nous identifier à ce que nous faisons alors que ce que nous faisons n'est que le reflet de qui nous sommes.

Comment fixer un objectif et de déterminer la stratégie pour l'atteindre  sans savoir qui mène ce projet? Comment aller où que ce soit si je ne sais pas d'où je pars. On entend communément dans cette dernière phrase la situation d'où je pars. A mon sens, il s'agit de la prise de conscience de Qui Je Suis vraiment.Cela paraît une vérité de La Palice, et pourtant nombreux sont les accompagnements de coaching qui démarrent par: "Ce que je veux vraiment".

Répondre à ce Qui engendre naturellement le Quoi et le Comment. Car, contrairement à une idée largement répandue, ce n'est pas le Faire qui crée plus d'Être, mais l'inverse. Plus je suis dans la conscience de qui je suis, du sens de mon existence, de ma place dans l'univers, plus s'élargit et s'approfondit ma conscience, plus mes actes sont justes.

Passer trop rapidement sur le Qui fait courir le risque de faire de l'objectif un objectif identitaire et obsessionnel. Les personnalités à tendance obsessionnelles sont facilement reconnaissables dans la mesure où toute leur vie tourne autour de leur objectif. La détermination a fait place à l'obsession. La détermination est un état d'être, l'obsession un état de faire. Être déterminé est bien sûr essentiel, mais ne dissout pas la personne. Ramener la personne à Qui elle est vraiment est dans ce cas une priorité.

Parce que nous courons sans cesse, parce que l'entreprise nous pousse à faire plus, plus vite, nous nous oublions. Revenir à Soi est incontournable pour devenir...

aujourd'hui, samedi

Aujourd'hui, ça me dit de:

  • saluer la journée qui commence et tout ce qui adviendra
  • cocooner mon corps dans un bain chaud parfumé d'huiles essentielles
  • préparer un cocktail de jus de fruits que nous partagerons en famille
  • allumer les bougies devant le Bouddha et l'Ecce Homo
  • coacher ma nouvelle cliente le reste de la matinée
  • relire quelques lignes de Nouvelle Terre de Eckhart Tolle
  • faire une partie de billard indien avec mon dernier fils et admirer les derniers tags de ma fille
  • préparer le sac de campeur de mon fiston pour son week-end et de me dire que je préfère mon sort de rester au chaud!
  • aller chercher mon fils aîné à la clinique pour le week-end
  • aller avec mes enfants et mon ex-mari voir le dernier film de Spielberg "Munich"
  • caliner mes chiens, les promener, les brosser, les nourrir, et voir leurs yeux sourire à l'approche d'un no-nos!
  • sentir le pot-au-feu qui cuit et embaume l'appartement
  • faire chaque chose en étant à 100% dans l'instant présent
  • m'endormir en remerciant de ce qui est advenu

Humour27ez

sanction et prévention

"La meilleure prévention, c'est la promesse de la sanction" a déclaré hier le Ministre de l'Intérieur,au sujet des violences en milieu scolair.

Est-ce le meilleur remède contre la violence? A court terme, sans doute. Et à long terme?

La nécessité d'une régulation de la vie en société ne fait bien sûr aucun doute. C'est la garantie de la liberté de tous, et de l'harmonie.

Les violences des enfants et adolescents sont toujours une énigme, voire un scandale et/ou une peur.  La violence est toujours pathologique, et l'aveu d'une terrible impuissance. Que les actes soient hétéro ou auto agressifs, ils sont la projection d'une insécurité, sur soi-même ou sur l'autre.

Dans cette optique, il est évident qu'une politique de sanction est nécessaire mais pas suffisante et que c'est en amont qu'il faut aussi agir.

Identifier les causes réelles, apporter soutien et écoute adaptés sont les piliers d'une sécurité à long terme. Rendre aux enfants leur confiance et leur estime d'eux-mêmes. Comment?

  • En encourageant les progrès, aussi minimes soient-ils. Nous avons toujours tendance à regarder le chemin qui reste à parcourir sans reconnaître celui qui est déjà parcouru.
  • En identifiant, reconnaissant, et développant le talent de chacun. Nous sommes tous arrivés avec un talent, souvent reconnaissable très tôt au travers des goûts naturels de l'enfant et de son adresse dans certains domaines. Les maths et le français ne sont pas les seuls critères d'évaluation du talent d'une personne.
  • En évitant de coller des étiquettes. Tu es ceci, tu es cela, tu es paresseux, fourbe, agité, nerveux, etc; la personne n'est pas son comportement, tu, tu, le tu tue!
  • En créant une motivation, et la peur est une mauvaise source de motivation.
  • En reconnaissant certaines de nos propres erreurs en tant que parents, éducateurs, enseignants. Notre propre non-respect de certains codes sociaux sont des violences en soi, même si a priori, il ne semble pas y avoir de commune mesure entre les actes des uns et des autres: les insultes au volant, les papiers jetés par terre, le méjugement de l'autorité -parents, enseignants, police, etc.

Les politiques de lutte anti-tabac, le redoublement, la peine de mort, ont tous montré la faiblesse de leur efficacité. Le Maire de New-york a métamorphosé Harlem en conjuguant politique sécuritaire et réhabilitation du quartier.

Il est intolérable que la police ne puisse se rendre dans certains quartiers, que les dealers fassent la loi à la sortie des collèges et même des écoles, que les voitures soient brûlées, que professeurs et élèves soient en danger. Alors, oui, faisons respecter nos codes et en même temps voyons plus loin que la répression et la surveillance. Cela prendra du temps, et cela passe aussi par une nécessaire prise de conscience de nos propres fonctionnements d'adulte. Mais n'est-ce pas le prix à payer pour offrir aux enfants de demain et aux futurs adultes la vie que chacun mérite?

vers la lumière...

Garfield01

Nouvelle Terre (Eckhart Tolle)

9782896260072

Pour ceux qui ont aimé Le Pouvoir du Moment Présent, et aussi pour tous les autres. Ce livre est le premier que j'ai envie de reconsulter immédiatement après l'avoir achevé. Eckhart Tolle explique en détail le fonctionnement de notre conscience, comment nous nous identifions à l'ego et comment s'en sortir. Il nous amène de façon simple, pratique, didactique, à faire l'expérience de qui nous sommes vraiment. Un ouvrage de référence.

Editions Ariane

de la médisance et de la calomnie

Médire, c'est dire du mal de quelqu'un. Calomnier, c'est dire du mal en alléguant des mensonges.

Comment réagir à la médisance et à la calomnie?

  1. En comprenant ce qui peut motiver la personne dans ses accusations. Nous parlons  d'intention positive, ce qui peut être dérangeant pour certains. Il est nécessaire de comprendre que, de son point de vue, la personne qui dit du mal a toujours une bonne raison. Elle agit dans la recherche d'un bénéfice pour elle, elle répond à un besoin, conscient ou pas. Elle peut être convaincue de ce qu'elle avance, pourquoi pas? L'important n'est pas là. C'est de son estime d'elle-même qu'il s'agit. En  mésestimant et déjugeant l'autre, elle se donne l'illusion de se réhausser.
  2. En ne faisant rien. En effet, en répondant, voire en agressant en retour, on ne fait qu'entretenir sa mésestime et la nôtre!C'est plutôt en prenant conscience de notre propre valeur, en développant notre estime de nous-mêmes que l'on évitera le mieux de se sentir calmonié. Il ne s'agit pas de mépriser par un silence tendancieux("la bave du crapaud, etc...), mais de ne pas se sentir agressé.
  3. En regardant l'évènement comme une opportunité plutôt qu'une agression. Opportunité de dépasser son sentiment de victime et de grandir.

Je conseille à cet égard la lecture du post de café coach au sujet de l'émission de TF1 hier soir.

donner du sens

Lorsque l'on choisit de regarder la vie dans sa perfection, les obstacles les plus ardus deviennent des opportunités. Il ne s'agit là ni d'angélisme ni de positivisme insensé. Il s'agit au contraire de trouver, donner un sens aux évènements, même les plus douloureux.

Donner du sens? Dans son excellent ouvrage Le Métier de Coach (ed. de l'0rganisation), François Delivré parle ainsi du sens: "Sens est un mot fourre-tout qui peut prendre au moins... quatre sens diffrents:

  • Sens = faculté d'éprouver (les 5 sens)
  • Sens = jugement (faculté de bien juger, dit le dictionnaire). On trouve dans cette catégorie le bon sens, c'est-à-dire la capacité de juer de façon simple et pragmatique desproblèmes qui ne peuvent être résolus de façon rationnelle. on parle ainsi de sens commun, cette manière d'agir supposée commune à tous les hommes.
  • Sens = signification, ou encore acception. C'est l'un des usages les plus fréquents du mot sens dans des phrases telles que "le sens d'un mot", "le sens d'un geste", etc
  • Sens = direction donnée à une activité. A côté de certaines expressions usuelles courantes telles que "sens interdit", "sens de la visite" "bon sens" ou "mauvais sens"... on trouve aussi l'utilisation stratégique du mot sens qui peut même être utilisé en lieu et place du mot "enjeu".

Selon les circonstances, sens est utilisé dans l'une ou l'autre de ces significations, parfois plusieurs. Ainsi, une expression telle que "ne pas avoir de sens" signifie à la fois "ne pas pas avoir d'explication",  "ne pas avoir de signification" et "ne mener à rien".

Pour ma part, je résume ces lignes en "Pourquoi" et "Pour Quoi", ces deux questions étant l'un des axes essentiels de l'accompagnement de coaching et thérapeutique.

Donner du sens, en d'autres termes, c'est faire appel à notre capacité de symbolisation, c'est-à-dire de relier les évènements à leur sinification pour soi.

Rien, à mon sens (!), n'arrivant par hasard, accepter que les circonstances ont une finalité dans notre vie et dans le processus de notre évolution, permet en particulier de sortir du sentiment de victime. En effet, dès lors que l'on fait corps avec ce qui arrive plutôt qu'entrer en résistance, les évènements prennent une nouvelle teinte. Il n'est pas toujours nécessaire de chercher intellectuellement le pourquoi  ni le pour quoi des choses, mais simplement d'accepter qu'ils existent et qu'un jour ou l'autre cela fera sens dans l'enchaînement des circonstances de notre vie.

La citation de Jung de mon post précédent est clair à ce sujet. La maladie, qu'elle soit physique ou psychique, est toujours une opportunité de guérison de soi. En outre, elle touche le plus souvent non seulement le malade lui-même, mais son entourage. C'est l'occasion de se poser de bonnes questions, de comprendre et d'apprendre, sur soi, sur la relation à soi et à l'autre, sur la vie.

la névrose qui guérit

"Une névrose est vraiment "liquidée" quand elle a corrigé la mauvaise attitude du moi. Ce n'est pas elle qui est guérie, c'est elle qui nous guérit. L'homme est malade; or la maladie est l'effort que fait la nature pour le guérir. Nous pouvons donc apprendre beaucoup de la maladie pour notre retour à la santé, et ce qui apparaît au névrosé indispensable à repousser renferme l'or véritable qu'il n'a trouvé nulle part ailleurs."

C.G. Jung

du cannabis et autres substances toxiques

Il n'y a pas d'utilisation anodine du cannabis. Que l'on cesse de parler de drogue douce, de petit joint, petit pète, herbe, etc... il s'agit d'une drogue dont la consommation fait des ravages. Oui, c'est un pétard, qui explose à retardement. A l'époque de mon adolescence, nous goûtions au tabac comme aujourd'hui les jeunes goûtent au cannabis. La plupart se cantonnent à un ou quelques essais. Beaucoup d'entre eux, fragilisés par leur propre histoire, sombrent dans l'utilisation régulière et abusive.

Chez les plus fragiles, la substance toxique réveille le noyau psychotique que nous portons tous, ce grain de folie qui dort au fond de notre être. Le cannabis ne crée pas la maladie, il amplifie et accélère un processus, réveille les blessures non cicatrisées, ouvre sur la béance d'une personnalité qui n'a pu se structurer convenablement.

Désinhibées par le produit, nos émotions les plus destrutrices s'expriment: colère, violence, tristesse.  De bâtisseurs de nos vies, nous devenons destructeurs. De l'autre et de soi-même.

S'il est essentiel d'empêcher un individu de nuire en l'écartant provisoirement, il est tout aussi important de ne pas l'exclure dans notre coeur ni le considérer comme un étranger à notre société. Car il est le miroir de nos propres blessures, de nos propres passions, de notre propre difficulté. Il n'est pas un être à part, il n'est que l'expression exarcerbée d'une part de nous-mêmes.

Dans mon entourage proche, deux jeunes sont confrontés à la crise. L'un au sortir de l'adolescence, l'autre déjà adulte. Ils sont hors d'eux-mêmes, littéralement, absents à eux-mêmes. C'est douloureux, très douloureux. Ils ne sont pas des monstres ni des malades mentaux. Ils sont des êtres magnifiques à la recherche d'eux-mêmes, entrés dans la confusion de qui ils sont vraiment. Notre responsabilité d'adulte envers eux n'est pas de les marginaliser mais de les inclure comme une part de nous-mêmes.

Il me parait donc essentiel de comprendre que l'utilisation de drogue ou d'alcool est toujours un appel au secours qu'il est nécessaire de ne pas minimiser, dès le début, sans diaboliser ni banaliser.