Depuis le mois d’Avril, la nouvelle présidente n’a pas lésiné : l’architecte de ses rêves trouvé, les plans sont dessinés, les aménagements, les matériaux, sont choisis. Le personnel est en négociation d’embauche, l’équipe de prestataires se réunit tous les mois depuis presque deux ans, les banques sont approchées.
Bref, tout est prêt : 25 personnes attendent pour se mettre au travail, le bon vouloir d’une copropriété abusive, qui promène l’entrepreneuse, créatrice d’entreprise et donc d’emplois, de semaines en semaines et la tient en otage pour assurer sa piètre vengeance envers le propriétaire du local.
Il reste une solution : attaquer en référé pour abus de copropriété. Mais est-ce bien raisonnable de démarrer une activité par un conflit qui promet d’en générer de multiples autres, car, dès lors, dès qu’une porte s’ouvrira, la copropriété sera capable de déposer une plainte pour nuisance diurne !
Voilà comment la bêtise et l’orgueil peuvent mettre deux ans de travail au tapis, 25 personnes au placard, et réduire un projet de vie en poussière. Car il s’agit de cela : au-delà de la création d’une entreprise, il s’agit de matérialiser une certaine vision. En effet, cette entreprise s’est créée autour de valeurs fortes, au service de ses actionnaires, de ses prestataires, de ses clients, de l’environnement, et de l’univers plus généralement.
Mais la France La Société la Peur
Curieusement, je suis triste mais ne leur en veux pas. Si je suis affligée, j’ai aussi conscience que nous sommes toujours créateurs des évènements qui jalonnent notre vie. La question est donc : quel frein ai-je inconsciemment levé ? qu’est-ce qui m’empêche de donner enfin le jour à ce bébé ?





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